
Un essai de pata-thèse
Sur une thèse patraque.
Smp 2019
La lumière est une onde, cette onde est issue de l’interaction de deux champs, un magnétique et l’autre électrique. C’est simple comme « bonjour ». Oui mais le champ magnétique, c’est quoi ? Eh bien, c’est cette force qui fait dévier la pointe d’une boussole en fonction de l’orientation de celle-ci. Et le champ électrique ? Et bien…. La force qui fait se soulever les cheveux lorsqu’on est dehors dans un contexte orageux intense. Donc deux entités complètement individualisées et différentes peuvent aboutir à un phénomène totalement différent et étranger. Cette paralogie est acceptée, aujourd’hui sans sourciller et pourtant il a fallu attendre le 17eme siècle et le modèle ondulatoire de Huygens qui propose une onde qui se déplacerait dans un milieu inconnu appelé éther; cependant ce milieu n’a pas été scientifiquement retrouvé et donc l’onde est une perturbation du vide ce qui explique le transport de la lumière dans les vides intersidéraux (qui ne sont pas totalement vides de fait). Mais le vide absolu existe-t-il? En fait la lumière est une onde tant qu’Einstein ne vienne mettre son grain de sable sous forme de grain d’énergie nommé quantum pour corser le débat. Ainsi la lumière est une onde quand ça nous arrange et un corpuscule si telle est la structure qui nous intéresse, dans une autre situation. On pourrait aller plus loin encore et se demander ce qui compose cette onde ou ce corpuscule. Cependant, nous n’allons pas continuer à casser la matière ou l’énergie jusqu’à perdre patience et rentrer dans les difficultés des interprétations modernes de la physique des ‘’micro-nano-particules.’’
Sur ce même schéma et en utilisant le même axiome de base, essayons-nous à décrypter ce que pourrait être la vie au travers du prisme d’une pata explication.
De même que la lumière qui donne la vie n’a reçue une analyse assez précise du phénomène qu’après plusieurs millénaires d’obscurantisme, la vie tarde à donner le moindre indice sur l’origine de son existence ou de sa conception intrinsèque. Ne reprenons pas, non plus, les nombreuses explications métaphysiques ou religieuses trop encombrantes.
Reprenons alors sereinement et sérieusement les choses.
Prenons un élément de la vie, à savoir le temps. Savons-nous ce qu’est le temps qui passe, si ce n’est que nous passons avec lui et nous trépassons aussi avant lui. Le temps est souvent représenté dans notre époque par une ligne droite par définition mathématique, infinie. Encore faudrait il bien concevoir ce que infini veut dire. Supposons qu’intuitivement, cette ligne dépasse l’horizon, puis le firmament puis les espaces inter galactiques, et après ? Mais ce temps pourrait aussi être interprété comme pour la lumière et sa composante magnétique comme un vecteur temps créant un champ-temps (mais sans chanson !) Ce champ-temps (Ct.) interagit avec son entourage, traverse et pénètre peut être toute chose, peut être est-il mobile, nous verrons plus loin. Son action sur le vivant pourrait aussi expliquer le vieillissement et l’usure aboutissant à la destruction de la vie mais n’expliquerait nullement les morts subites naturelles ou même les décès par attentats ou accidents. Les objets inanimés suivraient le même processus de destruction lente et contrôlée. En tenant compte bien sûr qu’un objet peut être fait de divers éléments qui pourraient se détruire avec le temps alors que l’objet lui même peut être détruit de façon individuelle sans lien. Par exemple une grenade peut bien se détruire en laissant ses composants pratiquement inchangés. Mais un vecteur temps a lui seul ne représente pas la vie et force est de compliquer le schéma en ajoutant, en écho avec la lumière, un autre élément d’une autre nature et pourquoi pas sous forme d’un champ aussi. Le champ temps est, lui, orienté et défile a une certaine vitesse toujours dans la même direction, le deuxième champ vient se greffer dessus et se laisse transporter et ne serait pas orienté mais présent partout. Quel est, dans notre environnement habituel le concept qui nous gouverne, sur lequel nous n’avons aucune prise, et dont nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il représente ? A mon sens, le hasard représente parfaitement le but de notre recherche. Nous n’avons aucun idée de comment il est régi et nous ne pouvons que subir ou déplorer son activité quotidienne sur toutes choses y compris notre vie. Admettons donc l’existence de ce hasard sous la forme d’un vecteur que nous appellerons champ-chance. (Cc.) Contrairement au « Ct », ce dernier ne parait pas orienté mais semble au contraire être présent partout, homogène, omniprésent, incisif et collant.
Considérons ainsi que nous baignons depuis toujours dans un environnement imprégné d’un mélange des deux champs définis en proportions variables. (Ct)n + (Cc)n .
- Si le champ-chance est prépondérant, l’individu porteur verra son potentiel-chance dans la vie varier dans un sens ou un autre mais de façon primordiale, en fonction bien sûr de l’intensité du vecteur champ-temps qui lui se retrouve raccourci.
- Si le champ-temps l’emporte sur le champ-chance, on peut penser que le déroulement de la vie du porteur se verra allongé ou raccourci bien sûr aussi en fonction du résidu de champ-chance dont il est porteur représenté par un vecteur réduit.
- Le champ-temps est mobile et en mouvement permanent, toujours dans un même sens dans l’espace. Sa vitesse n’est pas constante. En se déplaçant il entraine avec lui le vecteur champ-chance qui interfère sur lui et le ralentit progressivement tout au long de la durée de coopération duelle. Si le champ-chance est puissant et lourd, il entraine par un effet d’inertie le vecteur temps à se déplacer plus vite mais plus loin donnant une chance supplémentaire au porteur de vivre plus longtemps d’autant que par définition le champ-chance est grand.
- Cependant la destruction brutale d’un des deux vecteurs vitaux entraine la mort instantanée du porteur, mais le plus souvent c’est une dislocation progressive du vecteur temps qui va entrainer à la longue le décès dans une agonie qui pourrait se mesurer à la longueur du module du vecteur temps.
- Ainsi on commence à pouvoir concevoir la vie comme un amalgame et une interaction du hasard et du temps……..
Mettons à l’épreuve cette « pata-théorie ».
Comment évaluer ce concept dans la vie de tous les jours ?
°La mort subite survient lorsque le champ-temps s’annule subitement.
°La mort agonique au contraire lorsque la valeur du champ temps se réduit progressivement, ou bien lorsque le vecteur résultant géométrique de la somme des deux champs constitutifs se raccourcit. Nous voyons ainsi que ce vecteur peut être diminue par perte de la valeur du champs-chance. A la limite si le champ-chance est nul la mort survient (cas d’un accident de la circulation par exemple) Dans ce cas il faut intervenir en amont en protégeant le champ chance (d’où les activités de prévention, les lois, les décrets, le codes comme celui de la route…..)
°La maladie pourrait être vue comme une perturbation variable et aléatoire du facteur chance.
° Sur le plan génétique, hormis le facteur aléatoire de la recombinaison génique, la disparition progressive de la longueur du télomère chromosomique est directement impactée par le vecteur temps qui se raccourcit progressivement jusqu’à son extinction.
° Il est courant de constater dans notre entourage immédiat et même parmi les personnalités célèbres le lien étroit existant entre les diverses dates de décès des protagonistes. Les enfants meurent statistiquement à des âges proches de ceux des géniteurs. Les centenaires ont une descendance de centenaires. Sauf accident bien sûr, les deux champs semblent être transmis à la descendance de façon liée et solidaire. Il serait intéressant de savoir comment ces deux champs se lient et dans quelles circonstances. En tout cas le transfert de champs parents-enfants ne peut être effectif que lors de la transmission directe dans l’escalade chromosomique méiotique. Une autre transmission possible et jamais évoquée pourrait s’opérer lors des relations copulatives par voie génitale directe certes mais plus subtilement aussi par rapprochement des ondes psychiques trans-cérébrales. Le caractère impalpable des différents champs en cause, que la science moderne ne connait pas, faciliterait subrepticement ce passage interhumain de manière imperceptible. Cependant le développement des inséminations artificielles réussies vont contre cette dernière hypothèse. Il faut donc en déduire que la transmission suit les caractères génomiques contenus en partie dans les chromosomes. Mais ces deux champs sont-ils vraiment »linkés » lors de la transmission ou bien se « déplacent-ils » ensemble, avec une possibilité de séparation ? Cette possibilité pourrait expliquer les exceptions assez souvent rencontrées dans les âges de décès. Mais alors, ceci voudrait dire que le vecteur-temps et le vecteur-chance sont dissociables et peuvent vivre éloigné l’un de l’autre.
Cette dernière hypothèse, non forcément farfelue, pourrait nous emporter dans un domaine fantastique dépassant les frontières des galaxies où les vecteurs immatériels pourraient se transporter sans difficultés, se rencontrer et générer une vie nouvelle à des millions d’années-lumière de notre terre décrépie. Le délire total suggérerait même la possibilité banale de la reconstruction ad libitum d’êtres déjà passés sur terre tant que le vecteur temps a perduré dans cette période. Nous atteignons ainsi la limite pata-génétique de l’immortalité.
L’immortalité existe donc mais comme elle est impalpable nous la chercherons éternellement.
Conduite à tenir :
Vivre en chantant au gré du sens-chance !
En suivant le champs-temps avec son champs-chance.