
Mais que s’est-il passé dans la Médecine
au cours de cette génération Z.
Il y a 20 ans, l’Europe en construction cogitait et travaillait à intégrer divers Pays de l’est en son sein. La médecine de ces pays n’était pas du tout à la hauteur de la Médecine des Pays Occidentaux fondateurs. En moyenne cinq ans d’études en Roumanie, avec des moyens limités, contre huit en France par exemple.
Pour homogénéiser le système »comme il se devait » afin de construire Une Médecine Européenne, le choix ou même le ‘’non-choix’’ avait abouti à la pire des solutions : abaisser le niveau d’études à 5 ans pour tous.
Cela étant dicible par aucun des responsables politiques tous bords confondus, on avait laissé cette médecine occidentale se rabougrir et se saboter elle-même avec l’approbation tacite de ces derniers.
Le médecin (et les autres acteurs médicaux : infirmières, kinés…) pouvaient vivre à l’époque honnêtement avec un prix de consultation pas bien loin de ce qu’il est resté jusqu’à aujourd’hui. Mais la situation se dégrada vite. Voyant que cette évolution deviendrait vite insupportable, ces responsables s’évertuèrent à manigancer un stratagème diabolique et immoral sous la norme du p4p ou du rosp pas plus vertueux. Ces « primes » sorties d’un chapeau recouvrant des têtes irresponsables, avaient l’avantage de faire taire les médecins et de ne pas influencer l’indice des prix dans le mauvais sens. Cette fausse stagnation de ce dernier aboutit plus tard au mouvement des gilets jaunes en situation fragile et beaucoup plus catastrophique. Pendant ce temps, la population subissait cette sape systématique et cette dégradation calculée de la Médecine. L’arrivée en masse d’une informatique inaboutie, devenue obligatoire, allait devoir imposer ses règles rigides, impersonnelles, inhumaines mais volontairement juteuses. Le prix de la consultation restant désespérément stable, les médecins ont débuté le matraquage consultatif pour préserver leurs revenus. Cependant, ce temps consacré à l’autre, n’est pas extensible et donc, acculés, sans possibilité de progression et burn-outés, ils demandèrent, à celle qui n’est pas leur employeur mais un intermédiaire, de mettre le prix de leur travail à un juste niveau, de cesser l’utilisation du scélérat ROSP inventé comme jougs pour contenir les ardeurs de ceux qui les portent. Tous les verrous cadenassés, le médecin, non agressif par nature et par formation n’avait plus qu’à poursuivre frénétiquement, la tête dans le guidon, son travail harassant et dévalorisé. Le choix d’une séparation d’avec la Sécu, devenue son agresseur, à contre courant de son rôle normal de partenaire au service de la meilleure santé des français restait une échappatoire complexe.
Les jeunes médecins , pris à la gorge, ne pouvant pas s’installer sereinement de nos jours et les plus âgés déconsidérés ne pourront que quitter le navire de la sécu en flamme pour survivre.
Depuis la nuit des temps, l’humain a tenté de préserver sa santé d’abord et seulement, dans un second temps, de profiter des autres plaisirs de la vie. La volteface actuelle dessert notre destin. Mettons tout notre labeur à conserver cette bonne santé qui n’est pas une denrée innée distribuée à tout jamais à notre naissance.
Ce n’est qu’en parfaite forme qu’on apprécie un match de football à la Mbappe, une rivière de diamant du Bostwana, une poule au pot à la paloise.