
Un téléphone ‘’sonné’’.
Dans le train
Un couple est assis en milieu de wagon, une femme blondasse d’un âge mûr, s’excite sur le siège à l’arrière. La plupart des autres sièges sont occupés par un public banal.
Un portable déclenche une musique criarde et insistante.
Elle décroche et à tue-tête :
« Bonjour belle-mamie, comment allez-vous depuis ce matin ? »
Ça promet !
« Aucun problème sauf pour Myrtille ?
La pauvre chérie mais qu’est-il arrivé ?
Une bobine de fil…
Avec une aiguille à l’intérieur…
Un oubli ?
Elle s’est piquée avec ! Mon animal, ma perle des îles… Ce n’est pas possible… Et alors ?… Elle a saigné de la babine … ! grave ? Mon chou adoré, chéri, c’est toute ma vie…
Quoi, elle a pleuré…. Mal à la tête ? Vous l’avez conduite chez le veto ? Et alors… »
Alentours, les gens soufflent, grincent des dents, s’agitent, grimacent… Personne ne réagit.
L’homme du couple se lève et précautionneusement s’approche de la pipelette.
« Excusez-moi de vous interrompre Madame, je vous serais reconnaissant, et peut-être aussi les co-voyageurs avec moi, d’abaisser le volume de votre entretien qui empêche même de lire un livre ou faire la sieste. Merci »
La femme mûre et bête devient blette, les yeux écarquillés, les narines fumantes, elle vocifère sans retenue « vous êtes un goujat ! » et revient à son smartphone ou elle retrouve sa conversation un ton au-dessus.
L’homme dépité, revient s’assoir la queue entre les jambes. Après quelques minutes, il se penche à l’oreille de sa femme et lui dit :
« Appelle-moi dans trente secondes. »
et il part s’assoir dans le siège libre derrière ‘’la Madone’’.
Peu de temps s’écoule et son téléphone sonne. Il décroche, et de sa plus porteuse voix il répond :
« Salut, Benoit ! tu fais bien de m’appeler comme on l’a dit hier soir… comment, tu l’as oublié, ce n’est pas vrai, même que tu étais à poils quand je suis arrivé…pas vrai, mais tu commences un Alzheimer. »
Les co-voyageurs rient dans leurs barbes, nullement gênées par le volume sonore exagéré de ses réponses, la belle à la langue pendue parait nullement atteinte, mais ne peut pas surenchérir.
« Je t’ai dit hier soir que je partirai demain à PARIS pour voir si je pouvais trouver une ‘’konasse’’…. Non une konasse ! Oui tu as raison, pas besoin d’aller à PARIS pour ça, c’est aussi une promenade pour moi … D’ailleurs, tu ne te trompes pas, il y en a une dans le train…oui, c’est incroyable, elle parle fort…j’ai même appris qu’elle parlait avec sa belle-mère, qui s’était assise sur une aiguille, qui lui avait piqué le cul et même qu’elle saignait parce que l’aiguille avait percé une « moroïde » puis ça lui est monté à la tête. »
La wagonnée riait maintenant à face découverte.
La femme encore jeune n’en pouvant plus, se lève, s’approche de lui et lui décoche une gifle qui sera mémorable, sans mot dire et revient à sa place.
Bien rouge d’une seule joue, l’homme reprend son téléphone et commente:
« Excuse, je viens de subir une agression physique intolérable, de la part d’une femme. Je tiens à porter plainte. Nous approchons de PARIS, veux-tu bien avertir la police, il y a beaucoup de témoins, je fais de même avec le chef de wagon. À bientôt. »
La femme penaude se lève, s’approche, s’excuse…. L’homme raccroche, va se rassoir et reprend sa lecture.
01/03/2025
Commentaire de l’Assistant IA C’est très intéressant
Le ton de l’article est captivant et crée une atmosphère vivante. Cependant, voici quelques suggestions pour améliorer le contenu :
1. **Clarifier le contexte** : Fournir un cadre plus clair sur le lieu et la situation initiale peut aider le lecteur à mieux s’immerger dans l’histoire.
2. **Développer les personnages** : Ajouter quelques détails sur les personnages, comme leurs traits de personnalité ou leurs émotions, afin d’établir un lien plus fort avec le lecteur.
3. **Rythme et structure** : Équilibrer les dialogues avec plus de descriptions peut améliorer le rythme de la narration.
4. **Éviter le jargon** : Le terme « konasse » pourrait être remplacé par une expression moins vulgaire pour élargir la portée du public.
5. **Finalité de l’histoire** : Envisager d’ajouter une réflexion ou une morale à la fin pour donner une conclusion plus percutante.
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