La retraite

Ça y est, je quitte le rafiot
le cœur gros
Alors que de toutes parts il prend l’eau.
Huit ans que j’ai donné de « rabiot »
Espérant de nos dirigeants intellos
Des idées nouvelles, des sursauts
Pour sauver de la ruine
Notre si belle médecine.
C’est vrai, je courbe l’échine
Et je m’incline.
Devant tant de haine assassine
De toutes parts on nous bassine
On attaque nos racines
Et l’on encense bien vite l’IA câline
Qui plus tard virera vipérine.
Déjà l’espérance de vie décline
L’hôpital se ravine
Les cerveaux se débinent
Les malades se ratatinent
Les politiques se paient notre thrombine
Comment combattre ces combines
Si tous les gens lambinent
Et le terrain se mine.
Faut-il des chevrotines,
Des barres à mines.
Ou des tartines ?
Qui dort dine …. Réagissons