
Dans au moins 50% des « malades » vus par le médecin généraliste, le traitement est représenté par le médecin lui-même (merci Docteur, je me sens mieux maintenant que je vous ai vu) ou par des mises à plat des problématiques consommant de l’empathie et du ‘’chronos’’. C’est une spécificité que ne partagent pas même les psychiatres dévorés par des pathologies plus lourdes. Ceci échappe totalement aux ignorants adeptes des grilles informatiques à cocher, des inconditionnels écervelés des cabines médicales cooptées par de l’IA forcement improductive dans ces cas. Seule la bonne pâte humaine pourra, souvent avec moult persévérance, pétrir une autre pâte humaine qui souffre. Les merveilleuses techniques et imageries modernes ne peuvent rien. On laisse ça à nos confrères hautement spécialisés. Cette médecine simple mais pas simpliste est celle de tous les jours et de n’importe quel humain qui à mal.
La négliger c’est nous exposer tous à des bouffées de violence, des demandes inconsidérées, des dépenses médicales incontrôlables, des incompréhensions assassines, des dérives sectaires.
Arrêtons d’agir sur des principes fallacieux, des données absconses, uniquement pilotés par des considérations pécuniaires. Revenons à une médecine humaine sinon humaniste qui doit donc pouvoir vivre de son œuvre au bien être de chacun par une rémunération juste intégrant : les études longues, le temps, le stress, le risque médical, juridique et social, les connaissances et l’empathie. Stop aux facéties mal fondées et déshonorantes (ROSP, multiplications aléatoires en myriades de lettres clefs ingérables, verrouillage du médecin traitant sans raison, etc.).












