
Il est une constante dans l’élaboration d’une religion, aussi ancienne soit-elle, de considérer systématique un au-delà salvateur. L’angoisse métaphysique probablement acquise petit à petit tout au long des millénaires de façonnement du cerveau et de son corollaire le psychisme est inhérente à l’Homme. Rechercher sans cesse comment annuler cette douleur mentale a conduit les premiers hominiens « cérébrés » à générer une pensée positive. Ainsi est né le principe du « paradis ». Je ne parle pas du paradis terrestre des catholiques, mais son générique représentant l’état de félicité acquise après la mort. La localisation de ce paradis, sa structure, son fonctionnement varie d’une religion à l’autre. Telle religion le représente comme un domaine céleste regroupant tous les humains dans une joie infinie, telle autre un bonheur immédiat indicible et sans fin. Au gré des civilisations, ce peut être une métempsychose avec sa réincarnation qui se répèterait jusqu’à atteindre une éternité bien méritée. Bien sûr la perspective de revenir sous la forme d’une limace oblige ce terrien à respecter la vie quelle qu’elle soit sur terre. La perspective de retrouver des myriades de femmes vierges dans l’au-delà peuvent expliquer peut être le comportement déviant de quelques énergumènes très primitifs prêts à tout.
Mais si le paradis est un aboutissement recherché de la vie, sa présentation va différencier les diverses religions. Toutes exigent un comportement irréprochable pendant la vie terrestre. Hélas, l’Homme étant ce qu’il est, cette obtention du paradis semble bien compromise pour la plupart des humains. Exception faite de son antonyme l’enfer qui recevrait tous les parias de la religion chez les Chrétiens, il faut donc en déduire que quelle que soit la croyance religieuse de chaque humain, nous nous retrouverons côte à côte dans l’au-delà. En corolaire, il parait donc IMPÉRATIF de devoir accepter coute que coute son voisin même sur terre, serait-il noir, blanc ou jaune, Chrétien, Juif, Musulman ou autre Hindou.
Allons, faisons un effort dans cette vie
Comme une sorte d’entrainement pour l’au-delà.