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Il n’était ni bélître ni parangon dans sa vie de tous les jours, sa péniaphobie l’obligeait à travailler toujours plus. Éternel égrotant, ses efforts bigorexiques ne le rendaient pas heureux pour autant. Parfois un peu égrillard, il pratiquait avec excellence les flagorneries nombreuses, soutenues par des blandices recherchées qui arrivaient à séduire ses affidés certes, mais surtout les anachorètes lors de rares rencontres stochastiques. Ses multiples voyages soutenus par une hodophilie quasi génétique et ses promenades au sein de pétrichors enivrants lui faisaient tenir parfois des coquecigrues inhabituelles. Ses amis rompus à ses discours immarcescibles et compendieux ne supportaient pas que ses perles toujours coruscantes soient transmutées en vulgaires palabres sibyllines de premier benêt venu. Il parvenait très vite à reprendre ses esprits lorsqu’il pénétrait dans le reposant psithurisme de sa forêt.
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Je ne comprends pas pourquoi dans la vie de tous les jours on complique la sécurité avec des clefs, des codes alambiqués et des obligations réglementaires allant parfois jusqu’aux portes de l’absurde afin de palier les accidents de tous ordres, alors que dans le domaine médical, on fait l’inverse sciemment: Fermeture des urgences par manque de personnel et d’anticipation, défaut persistant de médicaments parfois essentiels dans les pharmacies par restrictions budgétaires, déficit grave de médecins par décisions erronées, tentatives de déstabiliser les professionnels médicaux pour mieux les soumettre aux directives insoutenables, allecher les infirmières (non formées) pour remplacer les médecins non gratta pour des raisons dogmatiques, laisser dangereusement errer les malades mentaux sans suivi précis, abandonner la médecine scolaire laissant les enfants dans des situations de pénuries intolérables, sans parler de la bombe à fragmentation insinuée dans la vie des enfants aux confins de la psychiatrie infantile devenue invisible par manque d’intérêt et de soutien.
La société humaine française déliquescente va devoir payer très cher cette incurie qui s’est développée sournoisement en son sein.
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Un nouveau-né extraterrestre est attendu.
Les nuages lourds de particules et l’atmosphère poisseuse environnante ne laissent aucune chance aux rayons de soleil de pénétrer dans le bureau récemment imprimé. Les ouvertures sont volontairement exiguës pour éviter les intoxications respiratoires et les conjonctivites de stress. Le soleil n’est uniquement visible que quelques minutes par jour lorsque le canon a électrons entaille une faille dans la purée extérieure. Les quelques humains encore présents dans la contrée peuvent ainsi jouir de cet instant magique mais artificiel. Et dire que nos ancêtres pouvaient se laisser griller allègrement tout le jour durant sous la brulure d’un soleil torride. Aucun humain ne peut sortir plus d’une demi-heure dans cet enfer sans risquer un encombrement bronchique de particules de toutes tailles. Souvent le téméraire irréductible doit passer au désagréable lavage alvéolaire à son retour. Ainsi, tous les travaux extérieurs sont exclusivement réalisés par des humanoïdes. De surcroit, les hommes qui n’ont pas émigré vers les planètes voisines, sont atteints d’un mal obscur qui entraine une atrophie progressive des membres allant même, à l’ extrême, jusqu’à une dégénérescence musculo-squelettique. Les exosquelettes sont alors la solution de rechange incontournable. Il est à présager la disparition des membres dans un avenir, certes lointain, mais génétiquement prévisible.
Aujourd’hui deux janvier 2100,
Peter vient de recevoir une notification très importante directement dans son mental. C’est chose rare et donc importante. Il faut dire que depuis les années cinquante, la découverte des ondes mentales permettait de communiquer de cerveau à cerveau après une mise en condition adéquate des émetteurs et des récepteurs. De même il était possible à tout humain de connaitre la pensée et les intentions de son prochain. Cette avancée inimaginable autrefois à modifié les relations humaines faisant disparaitre certains comportements déviants ou pervers.
Le Consortium des Cerveaux Humains (CCH) à heureusement interdit l’accès à ces données du mental aux humanoïdes travailleurs.
« Reçu ce matin, 8h51 locale, le message des habitants de la planète MAS 5623 de l’étoile PROCYON ALTAÏR située à 15 A.L. dans la constellation de l’aigle acceptant le protocole de transfert des données humaines vers elle et vice versa en réponse au message 1507ET33 du 15 juillet 2065 ».
Depuis de nombreuses années et surtout depuis la mise en orbite du télescope HUBBLE, les humains tentaient de détecter une émission artificielle venant de l’Univers qui pourrait laisser penser à l’existence d’une vie extraterrestre. C’est à la fin des années vingt que parmi le brouhaha des réceptions célestes, l’une d’elles paraissait étrange. Mais comment reconnaitre l’étrange parmi l’étrange ? Au fil des années les grandes oreilles des télescopes, toujours plus extravagantes, ont pointé vers un minuscule point situé dans les parages d’ALTAÏR à 15 années lumières de chez nous. C’est de là que devait commencer l’aventure. Un probable message simpliste et lacunaire paraissait provenir d’un monde étrange mais qui a l’évidence consommait beaucoup d’énergie et surtout de l’oxygène. Les spécialistes considéraient cette débauche d’énergie très exagérée par rapport à la frugalité du message transmis. Ces êtres étaient-ils en avance ou en retard par rapport à notre développement scientifique terrien ? Le contact avec cette civilisation n’a eu lieu qu’en 2065 du fait de l’éloignement. Déjà le premier message de 2040 mentionnait de notre part une proposition de transfert humain. Bien sûr, il ne s’agissait pas d’un déplacement physique mais de l’émission d’un dossier contenant des informations de nature génétique augmentée qui pouvait permettre de reconstituer un humain in situ sur ALTAÏR ? Ceci en fonction de leur degré de développement scientifique.
Vingt-neuf janvier 2100 :
branlement de combat au pied du super-hyper-calculateur-mégabytien du CCH qui a été monté au plus profond de la Fosse de Marianne pour de multiples raisons : sécurité, pression, dispersion de chaleur alors que dans le reste de la terre les températures toujours plus élevées ont pratiquement fait disparaitre les réserves d’eau, mers et océans compris sur la planète bleue.
Depuis bientôt un mois, l’ordinateur géant ne cesse d’enregistrer des données au kilomètre dont on ne connait l’origine…. Des hackers féroces, une puissance étrangère mal intentionnée ou bien tout simplement une compilation en direct de ALTAÏR. Personne ne comprend ce qui se passe, il faut attendre la fin du message, si message il y a. Les super intelligences artificielles sont toutes mises en œuvre pour décoder quelque chose, mais toutes restent muettes.
Février 2100
La marée de données ingurgitées de force dans la fosse des Mariannes s’est arrêtée subitement. Les myriades d’intelligences en attente prennent le relai et mâchonnent des milliards de megaoctets jusqu’à l’indigestion. Une chose est sure c’est un colis reçu en provenance d’ALTAÏR. La fin du message donne la marche à suivre pour ouvrir ce colis. Il y a même un petit logiciel pour terrien tout à la fin.
Et on apprend là, avec consternation, que cet immense dossier contient toutes les données nécessaires à la reconstruction d’un être altaïrien avec équivalent de génome complet et petit mode d’emploi.
Tout est prêt pour recevoir le bébé.
Quelle forme aura-t-il ? De quelles connaissances est-il porteur ? Son CV est-il inclus dans son génome ? Est-il possible de le cloner ? Pourra-t-il communiquer avec ses semblables par ondes mentales instantanées ? Sera-t-il un danger potentiel pour l’être humain ? N’est-il pas un cheval de Troie ? Peut-on l’accepter tel quel ? Quel est son mode de reproduction ? pourrait-il envahir la terre par autoreproduction ?
Suite au prochain numéro en provenance de : ALTAÏR
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L’Ehpad s’est éclaté vers l’extérieur jusqu’à ce jour, il faut maintenant le percer pour permettre à la vie de pénétrer à l’intérieur.
Que diriez vous
d’aller prendre un pot à l’Ehpad?
de pouvoir aller y chercher un colis de AMAZONE?
Ou une lettre de la poste?
Ça vous dirait
de faire un concours de pétanque ou de belote au sein de l’Ehpad?
et pourquoi pas de prendre des cours de boxe
ou même de pratiquer la poésie?
Allez partagez
Ceci est un désir personnel………. à adapter
Allez l’Ehpad , épate nous

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La poule grise et le loup noir

Une poule grise se promène en picotant, dehors dedans.
Un loup noir, méchant, aiguise ses deux longues dents, dehors dedans.
Il a une énorme faim, une faim de loup et son estomac est vide, dedans.
Il aimerait bien manger cette grosse poule grise qu’il voit, là, dehors.
La poule se dit : ce loup serait-il méchant ? Chez moi …je rentre vite dedans
Le loup n’a plus rien à se mettre sous la dent.
Il s’approche de la porte doucement, y a-t-il quelqu’un dedans ?
« Il fait très mauvais derrière la porte, dehors.
Je suis un gentil petit loup qui aimerait bien venir, dedans
Je ne suis pas du tout méchant avec mes énoooormes deux dents. »
La poule en l’entendant se dit : il est bien… dehors
Mais elle a un cœur d’or en dedans
Elle ne peut pas le laisser au froid du dehors.
Elle ouvre la porte lentement et passe son plumeau dehors
Le loup affamé bondit sur lui et croque le manche se cassant ses deux dents.
La poule crie alors:
Jamais l’estomac d’un loup n’aura une poule dedans
Tant que les poules n’auront pas de dents.
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Une comptine tinetine
Enfantine tinetine
Serge Michel PIOVEZAN / Pâques 2022
Je suis un escargot
gogo
Je ne suis pas du tout «chaud»
chocho
Mais bien dans ma peau
popo
C’est sur mon dos
dodo
Que je porte mon château
toto
Dedans il y fait très bon
bonbon
C’est mon tonton
tonton
Qui a fait le plafond
fonfon
En forme de colimaçon
sonson
Comme un tire-bouchonchonchon

Avec mes amis, nous glissons
sonson
Sur nos humides talons
lonlon
Sans faire de marathon
non! non!
Si on a faim, nous mangeons
jonjon
Des tendres poivrons
vronvron
Et bien jusqu’au fond
fonfon
J’écoute la radio
ho!hooooooo
J’ai des antennes sur le dos
dodo
Deux belles antennes
tènetène
Je bois aussi de la bonne eau
hoho
Là-bas à la claire fontaine
tèntène
J’ai toujours bonne mine
minemine
Touche mon antenne
tènetène
Si elle se ratatine
tinetine
……….
C’est que je t’aime
T’AIME
T’AIME.
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A la fin des études médicales d’alors, le jeune médecin devait faire son « stage interné ». Non pas qu’il fût plus fou que les autres : il se retrouvait ainsi expédié dans un hôpital périphérique, satellite de son centre universitaire et donc, de son port d’attache. Mais du fait d’un bon classement général pendant mes études, j’avais eu l’opportunité de rester attaché aux hôpitaux universitaires pour effectuer mon stage de fin d’études avec le statut de « faisant fonction d’interne ». (Université de Toulouse)
C’est dans le Centre anticancéreux de la Grave que je dus fourbir mes armes de médecin pendant un semestre entier. Un stage riche, exténuant, parfois abominable, comme lors de cette nuit de garde gravée dans ma mémoire à jamais. Le seul traitement que je pus alors administrer à cet enfant de 10 ans fût de la serrer dans mes bras toute la nuit, pour attendre sa mort au petit matin. Les infirmières qui acceptaient de s’investir dans ces services étaient des anges féminins tombés du ciel pour venir prendre soin d’autres petits angelots aux ailes brisées. Souvent, ils réintégraient trop vite leur paradis déjà perdu. Comment la Nature avait-elle choisi de peaufiner, pendant des millénaires durant, son plus élaboré élément sous la forme de l’Homme conscient de son existence, et de ne pas avoir prévu la protection de son enfant? On ne pouvait blâmer ces femmes adorables et dévouées qui jetaient l’éponge après quelques mois de calvaire passés à contrecarrer avec tous leurs muscles et un mental infaillible, dans ces lieux sordides et nécessaires, ce que la Nature avait de plus ignoble à nous présenter. Ce poids était trop lourd. C’est un continuum de louanges que je leurs adresse ; à Elles, ces inconnues et oubliées dans leurs « services de l’Espoir et de la Passion. »
Après trois jours d’examens, d’interrogatoires, de discussions et de bavardages à bâtons rompus, j’avais fait plus ample connaissance avec cette nouvelle malade qui venait d’intégrer l’infernal circuit du CCR (Centre Claudius Regaud anticancéreux). C’était une femme dynamique, très vive d’esprit, d’une tonicité explosive avec laquelle un certain lien de complicité s’était noué. Je pensais avoir mis le doigt, au fil de nos conversations, sur le problème grave qui l’avait conduite dans ce service, et qu’elle l’avait intégré et complètement fait sien. En langage clair, qu’elle était précisément là pour le traitement de son cancer du sein.
Aucun des patients de cet hôpital ne pouvait ignorer la raison de leur présence ici. Le centre – qui portait déjà le nom de Claudius Regaud – comprenait un grand pavillon de briques roses, parmi les nombreux autres qui composaient l’hôpital de la Grave, sur les bords de la Garonne. C’était l’époque aussi où nous commencions à parler plus ouvertement de la maladie avec les patients, et même si le diagnostic n’était pas si crûment annoncé que de nos jours, les périphrases significatives, les allusions à peine voilées, ne pouvaient laisser planer l’ombre d’un doute sur la maladie. Mais le malade entendait sans écouter, ou écoutait sans ‘’vouloir’’ comprendre.
Je retrouvais cette patiente à mon retour de déjeuner, à l’internat, sur le parvis ‘’gravillonneux’’ du pavillon. Elle faisait les cents pas, la mine grave. Elle me happa au passage : « Docteur, je sais ce que j’ai ! Je suis surprise… mon père vient de me dire qu’en me cherchant partout dans l’hôpital, il m’avait trouvée tout de suite lorsqu’il avait demandé le pavillon des cancéreux ! »Merci de laisser des commentaires……… si le cœur vous en dit!
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Le Samu et le Tigre
Les deux véhicules du SAMU avaient été positionnés dans la ville de Toulouse à des points stratégiques précis pour répondre, au plus vite, aux sollicitations de la population. Notre véhicule comprenait une équipe de deux étudiants et une ambulancière. Il protégeait ce jour-là le district de la Halle aux Grains de Toulouse, où nous avions un pied à terre. Dans la grande salle de spectacles attenante se produisait un cirque exhibant des bêtes fauves. L’appel de détresse émanait donc pratiquement de derrière la cloison où nous étions en attente. Un TIGRE venait de déclencher une crise cardiaque mitonnée de troubles respiratoires qui, à priori requéraient la mise en place d’une respiration artificielle. –Nous évitâmes de penser au bouche à bouche !– Cependant, la partie semblait incertaine. Certes nous étions programmés pour sauver des vies ! Mon équipier, blême et prostré, se regardait les pieds. Moi, je débutais une danse de Saint Guy. Notre salut, nous le devrons à la sagacité et la promptitude de notre pilote toujours prête à renouveler ses exploits. Elle nous intima l’ordre de regagner très vite l’Estafette et nous démarrâmes en trombe. La première giclée de carburant n’était pas encore consumée, que nous prîmes le Boulevard ….. à contre poil, ballottés d’un côté à l’autre en quittant la zone à vive allure. Quelle mouche avait piqué notre ambulancière ? A l’approche du centre-ville, elle réduisit la vitesse pour s’insinuer dans les ruelles étroites et encombrées, à droite puis à gauche puis à droite encore, reprend une rue que nous avions déjà empruntée dans l’autre sens comme une boussole qui aurait rencontré un électroaimant pour déboucher enfin sur la grande rue BAYARD. Elle se faufila dans la rue de la Colombette bien plus connue à l’époque pour le nombre impressionnant de tigresses dévêtues en parade derrière des vitres que de tigres dyspnéiques. Peut-être pour nous donner du courage, elle décèlera jusqu’au pas d’homme afin d’admirer les corps exhibés du zoo humain. Cependant l’image de la gueule béante du tigre suffocant ne s’était pas effacée. La rue de la Colombette est bien trop courte et nous devions affronter le destin, sans se presser tout de même. Nous arrivâmes essoufflés derrière le mur qui nous avait vu partir pour l’urgence. L’agonisant, hélas, avait rendu l’âme juste avant notre arrivée.
C’est la première anecdote d’une longue série ( étudiante ou médicale) qui peut se poursuivre si vous aimez.
Laisser un petit mot pour m’encourager si c’est le cas. (Commentaires)
D’autres suivront. Soyez là
A la prochaine. Merci
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Le lièvre.
Je ne l’ai pas vu arriver, juste une ombre fugace dans mon coin d’œil droit, au dernier moment. Il était suicidaire. J’entends un grand choc sous la voiture. Je m’arrête, enclenche la marche arrière. Le feu de recul éclaire un gros lièvre gisant sur le bitume. Je n’ai pas le temps d’aller le cueillir. Je reprends la route rapidement, mais déjà des effluves de civet montent le long du levier de vitesse et viennent taquiner mes cellules sensorielles. Est-ce une perspiration de son impact sur le châssis de la voiture ou une hallucination olfactive à cette heure tardive ? Le froid et le stress se joueraient-ils de moi ?
Le diagnostic est bon. Une femme bleue m’attend assise à califourchon sur une chaise. Deux secondes ont suffi pour authentifier le diagnostic téléphonique. Je prépare l’injection habituelle de diurétique que j’injecte précautionneusement dans une veine du pli du coude et attends son effet. Celui-ci ne se fait pas attendre bien longtemps, moi qui pense au lièvre qui m’attend sagement au milieu de la route. La nuit noire, le froid, l’heure avancée mettent toutes les chances de mon côté pour le retrouver à l’endroit où je l’ai abandonné. Mais dans quel état ?
Le statut pulmonaire et cardiaque de la patiente, lui, s’améliore vite. Un bon signe : elle demande d’aller aux toilettes. La partie est gagnée, l’œdème évaporé, la guérison acquise et à moi le beau lièvre !
Trois quarts d’heure se sont écoulés au moins, je roule dans cette voiture imbibée d’émanations culinaires, l’ail frit de Beaumont, l’Armagnac du Gers tout proche, le Madiran de nos contrées vallonnées, l’échalote, le thym, le laurier…je roule vers mon plat principal. Je suis sur zone, les odeurs s’amplifient, la bête est-elle encore là ? Une ombre sombre perce le ruban gris de la route. Je le tiens. Je cherche un sac, une bourse qui aurait pu s’égarer sous le siège de la voiture pour l’y enfourner sans effusion de sang. Fichtre non, la pauvre bête était déjà bien congelée, il faisait moins quinze degrés centigrades dehors cette nuit-là.
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媽媽的願望
她出現在一個美麗的春天的早晨。她很年輕,最多十七歲。而我是一名年輕醫生,一個三十歲的“老男人”。她看起來很堅定,且泰然。她上來就對我說:
“我和其他女人不一樣,你得給我做做檢查。”我什麼都沒說。她也沒等我回答,自行脫下了衣服,露出裸露的身體。乍一看,這具身體看起來很不錯。每個部分的比例都很好。我建議她躺下來做檢查。我仔細檢查了她的每一寸皮膚、粘膜。我問她是否是處女。答案是肯定的。她的回答迫使我立即停止了檢查。我對她說:“我看不出來您與到目前為止我檢查過的其他女人有什麼不同。”說完便沒再說其它什麼了。
她穿好衣服,看上去很滿意,付完診療費便離開了。
幾個月後,在一個寒冷的冬天的早晨,她又回來了。她對我說:“我非常感激您為我所做的一切。”同時,她將大衣拉開,露出圓滾滾的腹部。我衝她微微一笑。她合上外套,永遠地消失了。
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Désir de maman.
Elle apparait par un beau matin de printemps. Elle est jeune, tout au plus dix sept ans. Je suis jeune médecin, un vieux de trente ans. Elle semble sûre et sereine. Elle me lance d’emblée :
« Je ne suis pas comme les autres femmes, il faut m’examiner. » Je ne dis rien. Sans attendre la moindre réponse, elle se déshabille et se présente entièrement nue. A première vue, elle apparait bien faite. Tous les ingrédients sont en bonnes proportions. Je lui propose de s’allonger et de l’examiner. J’examine minutieusement chaque centimètre de peau et de muqueuse. Je lui demande si elle est vierge. Positive, sa réponse m’oblige à arrêter là mon examen, et je dis : « Je ne vois rien qui vous différencie des autres femmes examinées jusqu’à ce jour. » Je ne dis rien d’autre.
Elle se rhabille, semble satisfaite, paie sa consultation et disparait.
Quelques mois plus tard, elle revient me voir, un matin froid d’hiver. « Je viens vous remercier INFINIMENT pour ce que vous avez fait pour moi » dit-elle. Dans le même temps elle écarte largement les pans de son pardessus pour laisser apparaitre un généreux ventre rond. J’esquisse un léger sourire. Elle referme son manteau et disparait à jamais.
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PANNE DE CŒUR.
Tous les étudiants en médecine ont un jour ou l’autre été « aide opératoire » en compagnie d’un chirurgien et de son équipe. Ce jour-là, il s’agissait de faire une intervention à cœur ouvert avec une circulation extracorporelle. Il s’agissait d’isoler le cœur par rapport au sang qui y arrive et au sang qui en repart. Le professeur effecteur était le plus réputé de la région toulousaine et au-delà, dans cette discipline encore balbutiante, au début des années 1970.
C’était en tout cas la première fois pour moi. Tout se déroulait normalement, les diverses artères avaient été sectionnées et aboutées à des tuyaux en plastique qui conduisaient le sang vers une machine susceptible de le ré-oxygéner et le renvoyer ensuite dans la circulation générale en court-circuitant le cœur. Le cœur, lui, avait été quasiment arrêté afin d’y travailler dessus sans être gêné par les contractions.
Tout à coup, les lumières de la salle, le scialytique s’éteignirent et le silence s’abattit sur les lieux. Deux secondes d’une éternité s’étaient écoulées quand on entendit un cri profond : « Electricité, nom du Dieu ! »
Ah ! La destinée, que voulez-vous faire contre la destinée ? L’électricité ne revint pas.
Pour la première fois à Purpan, pour la première fois en France et la dernière on espère, les DEUX, je dis bien, les deux systèmes autonomes de secours avaient manifestement refusé de démarrer lors de la panne EDF. Pratiquement impossible ! J’étais resté pétrifié avec mon écarteur à la main. Le chirurgien, fou de rage, lança le scalpel contre le mur de la salle d’opération et quitta la pièce comme possédé par le démon. Les infirmières ‘’statufiées’’ aussi se regardèrent, désemparées, s’interrogeant du regard sur ce qu’il fallait faire maintenant. Je repris peu à peu mes esprits, sortis de la salle en chancelant effrayé par mon stage débutant en chirurgie cardiovasculaire.
Je pense très souvent à ce drame qui a marqué mon entrée dans le monde de la chirurgie. Son évocation mentale au moment de donner des conseils aux patients qui nécessitent le recours au bistouri vient polluer ma sérénité intellectuelle. Il me faut sans cesse contraindre mon cerveau à passer outre, le forcer à tenir compte des statistiques, somme toute, optimistes quant au danger d’une intervention. Je n’ose imaginer l’attitude du chirurgien venant annoncer le décès du patient à sa famille, pour une cause aussi effarante et leur expliquer l’impossible. Ont-ils pu le croire, sans arrière-pensée? Comment ont-ils réagi ? Pouvons-nous seulement le concevoir ?
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LE BOUTON DORT.
Depuis vingt ans, il prend de la ‘’Mépro’’ pour dormir. Il affirme tout de même ne pas être drogué. Il confirme qu’il pourrait s’il le voulait arrêter net. « Mais dans combien de temps ? Toute la question est là, lui dis-je ». J’insiste, je le culpabilise.
Ce soir…ce soir c’est le bon. Il décide quoi qu’il arrive, qu’il ne prendra pas sa drogue. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer.
Il se couche ainsi sans rien prendre, il tourne, virevolte, écrase son coussin qui lui sert d’oreiller, à droite, à gauche. A minuit, il s’obstine, croit voir des lucioles sur les murs et commence à les compter, pas d’effet. Quelqu’un lui a dit de se boucher les yeux avec les mains, pas d’effet. Un autre, de mettre cette fois-ci l’oreiller sur la tête, peine perdue. La nuit se raccourcit. Son plafond lumineux affiche une heure trente, c’en est trop. Sans allumer la lumière, il prend à tâtons le comprimé qu’il avait tout de même pris soin de déposer sur la table de nuit et l’avale »à sec » pour s’endormir presque instantanément.
De bon matin, il se réveille avec le sentiment d’avoir goûté à une excellente nuit de sommeil. Il s’étire, pousse un léger grognement, propulse son épaule droite vers l’avant, puis la gauche et du coin de l’œil aperçoit le comprimé toujours posé sur la table de chevet. Grosse déception… Il manque le bouton de chemise décousu qu’il avait posé là, la veille, dans l’après-midi.
Il décide de ne plus en découdre, il persistera désormais dans son addiction.
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Le dé à coudre.
L’aller-et-retour obligé et incessant des ambulances du SAMU sur la même portion de voie asphaltée qui conduisait de l’entrée de l’hôpital au service des urgences avait engendré de nombreux nids de poules profonds et inévitables. Tous les jours les malades traumatisés se plaignaient au passage de ce tronçon. Les fortes vibrations amplifiaient les douleurs quelle que soit la vitesse adoptée. Le personnel des divers services ainsi que les malades avaient porté réclamation souhaitant des réparations rapides. Hélas les mois passaient et le défoncement de la chaussée empirait gravement. C’était devenu un dé à coudre. Il n’y avait pas d’autre issue, fallait endurer.
Un jour était venu qui nous conduisit sur la Place du Capitole à la rescousse d’un homme qui avait chuté en franchissant un trottoir. A notre examen clinique il s’agissait manifestement d’une difficile fracture du tibia. Elle nécessitait une hospitalisation urgente. Il eut droit à toutes les diligences possibles, une immobilisation quasi complète de son membre par une attelle gonflable adaptée ainsi qu’un transport amène. Cet homme bien habillé était d’une correction irréprochable. Tout au long de la traversée de Toulouse, mon collègue étudiant et moi parlions à bâtons rompus et apprîmes à l’arrivée à Purpan qu’il faisait partie du Conseil Municipal de la Ville. L’image du dé à coudre dut certainement jaillir concomitamment dans nos deux cerveaux. Celui de mon doublon passa immédiatement à l’action. Il balança sa tête au travers de l’hygiaphone (en fait un gros trou dans la vitre qui nous séparait de la cabine de pilotage) et murmura quelque chose à l’oreille de l’ambulancière. A l’entrée de la tôle ondulée elle accéléra le plus possible, un peu comme Yves Montand dans le ‘’salaire de la peur’’ mais avec l’idée inverse pour que ‘’ça explose ‘’. Malgré la bonne contention du membre dès le départ, notre brave Monsieur ne put retenir un cri de douleur. Il fut aussitôt pris en charge à son arrivée comme il va de soit pour tout un chacun.
Quelques jours après cet épisode peu glorieux, un gros camion dégoulinant de jus noir déversa son contenu sur la chaussée alors qu’un autre épaississait la sauce avec des gravillons. La rue se transforma en planche à repasser …. Et nous y repassâmes sans cesse, avec une pensée pour cet homme élégant et efficace.
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LE DERNIER TRAIN POUR.
Il est une historiette qu’on racontait fréquemment dans les services de gériatrie pour tenter d’apprécier le degré de démence et d’évaluer les qualités des fonctions supérieures de nos anciens.
La voici :
« La SNCF a remarqué que les plus graves de ses accidents se situent dans les derniers wagons. Elle décide donc de supprimer le dernier wagon de tous ses trains. Qu’en pensez-vous ? »
Ce matin-là, je faisais la visite en compagnie d’étudiants dans le service de Gériatrie de La Grave où j’avais une vacation, et j’en profitais pour raconter mon histoire à une résidente vieille et prostrée, à l’affût d’une réponse trop rapide et habituelle comme : -on supprime le dernier wagon-. Cette femme était restée impassible devant mon histoire saugrenue et mes étudiants de rester sur leur faim. Nous passâmes donc au patient suivant, dans la même chambre. Il s’écoula de longues minutes, puis une voix frêle venant de derrière moi : « Tu n’es pas con, mon petit ? »
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LA CHAMBRE…froide
La chambre était encore dans une pénombre profonde, j’émergeais juste d’une nuit pesante. Je me dirigeai vers les volets à repousser. Une table à roulettes reposait contre le mur. Le plateau s’inclinait fortement sur le coin jouxtant la fenêtre. Cette table n’était pas là à mon coucher. J’allais tourner la poignée de la crémone, l’autre main prenait instinctivement appui sur la table en glissant mes doigts sous une toile qui la recouvrait. Je touchai d’emblée un objet froid et mou, je glissai lentement ma main le long du corps glacé pour arriver sur un galbe velu que je reconnus. Tout en refermant la fenêtre et le corps tremblant, j’ôtai d’un retrait brutal le linceul. Le corps blanc et nu d’une femme gisait sans vie. Par réflexe professionnel je tâtai les deux pouls carotidiens aussi inexistants que les inguinaux et le battement de l’aorte abdominale. Pas de mouvement du thorax. Je soulevai sa main toute proche du bras placé le long du corps. Elle n’offrit aucune résistance bien que froide aussi, comme sortie du réfrigérateur. L’ambiance se glaçait maintenant. J’avais affaire semblait-il à un macchabée bien trop souple pour être sûrement mort. Que faire ? Si ce macchabée est bien un mort, il ne faut pas le toucher ou le bouger sous peine d’ennuis à venir très sérieux. Si ce macchabée est vivant, je ne peux pas le laisser mourir sans intervenir. Il ne fallait pas rester seul, comme je pensais l’être depuis la veille. Je donnai un rapide coup d’œil autour de moi : pas de présence suspecte et pas d’emballages vides de produits qui pourraient avoir été administrés expliquant ‘’une mort apparente’’. Je pris même cinq secondes pour tordre de toutes mes forces son sein mou afin de percevoir un petit signe de désaccord de ce corps désespérément inerte. C’était bien la seule fois de ma vie ou j’aurais aimé recevoir une gifle en retour. Je me retournai et pris mon téléphone portable en recharge là, sur la commode pour la nuit et donnai un dernier coup d’œil aux yeux vitreux de mon encombrante compagne. Je composai le 17 lorsqu’une voix étouffée me cria : « pas la peine de téléphoner ». Un jet de glace me transperça de haut en bas. Je me rapprochai du mort peut être vivant pour inspecter ses lèvres et même son abdomen de peur de passer à côté d’un ventriloque. Rien de très vivant chez ce mort douteux. J’avais basculé dans un monde inconnu, incongru et hurluberlu. J’en ai pourtant côtoyé beaucoup des morts dans ma vie, mais aucun aussi facétieux. L’humour noir ne m’ayant pas réconforté, je me laissai aller à recomposer le numéro ‘’urgence police’’. Je soulevais juste le doigt de la touche ‘’1’’ que la voix encore plus rude et même courroucée m’intima l’ordre de ne pas téléphoner. Le smartphone me glissa des doigts, mon corps évanescent s’effrita sur le carrelage glacé de la chambre.
Voilà, je me relève après un instant et j’en suis là.
Je ne sais pas comment continuer ni même arrêter cette aventure….
Qui peut m’aider ?
Voici ma version :
J’examine avec attention l’emplacement vacant de la table à roulette et trouve un bout de papier légèrement écorné. On pouvait lire : « Merci pour votre hébergement nocturne, je n’oublierai pas de vous dédommager. » c’était écrit en rouge sang d’une écriture rigide et saccadée. L’épisode n’était donc pas terminé. Ma tête n’en pouvait plus. Au lieu de m’apaiser, ce papier chamboulait encore plus le désordre de mon cerveau. Devais-je me réjouir de cette attention encourageante ou redouter une autre aventure morbide encore plus exaspérante. Comment cet horrible macchabé mobile pourrait me remercier ? Là, après une once de réflexion, mon cerveau fondit tous ses neurones.
Et si la récompense était prévue en nature ? Imaginez son retour dans les mêmes conditions. Je me réveille en pleine nuit noire. Je ressens un petit filet d’air frais qui s’écoule le long de ma colonne vertébrale. Je me retourne machinalement pour retrouver mon habituelle chaleur douce générée par ma couette en plume de canard lorsque ma main frôle de nouveau un galbe velu et froid que je reconnais et qui me fait bondir du lit. Mon Dieu, Macchabeth est revenue !
Pour l’hébergement forcé, je me contenterai, et de loin, d’un petit cadeau sous la forme d’un pécule, serait-il minime. J’accepterais même sans sourcilier un vulgaire SMS rapide et tout oublier ensuite.
La journée, mal commencée, devait se dérouler normalement. Il n’en fut rien. Je fus incapable le jour se consumant trop lentement, de sortir la moindre pensée constructive. Au travail, pas un seul bilan comptable ne trouva sa place dans mon mental. Je ne voyais que ce corps blanc et froid qui prenait de plus en plus d’importance. Je chassais son image qui me collait au corps et engluait mon être comme le fromage d’une raclette. Dans l’après-midi, je me surpris un peu plus décontracté. Je commençais à me sentir plus à l’aise avec l’idée du macchabée. J’aboutis à l’affubler d’un prénom circonstancié. Ce sera désormais Macchabelle. Je me sentis mieux. La nuit se rapprochait à grands pas et une angoisse inattendue m’enveloppa progressivement. Elle »s’acutisa » brutalement pour aboutir à un paroxysme explosif. Je m’éjectai d’un bond de mon fauteuil, courus à grandes enjambées sur le trottoir d’en face pour pénétrer à bout de souffle dans la première pharmacie du quartier : « une boite de Viagra s’il vous plait. »
J’attends votre version.
Merci de donner votre avis.
Définition : Nécrophilie : perversion sexuelle sur personne inconsciente endormie droguée ou feignant d’être morte.
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NOUVELLE VOITURE ET NOUVEAU NE.
Je viens de recevoir ma nouvelle Renault 9 toute neuve. Je l’ai commandée sans connaitre ni sa forme et ni sa couleur. Elle est blanche et placide, elle semble attendre une certaine tendresse de ma part…
13 Heures : Un bébé de cinq mois vient de mourir subitement dans une maison, à la campagne, aux confins du département, il faut s’y rendre en urgence. Ma belle n’a pas le temps de se refaire une beauté.
13 Heures 05 : Ma neuve voiture doit donner le meilleur d’elle-même. Elle est décidément tombée dans une drôle de famille. Pas un brin de répit. Elle file, elle a mal aux soupapes, elle sent une pression énorme là, sous le pied droit de son maître. Elle souffle, elle se bat à 140 kilomètres /heure sur des routes parfois douteuses. Elle n’en peut plus. Ses semelles chauffent… On arrive.
13 Heures 15 : L’enfant est vivant. Sa grand-mère a eu la présence d’esprit de le suspendre par les pieds, lui balancer une belle volée sur les fesses et de lui faire un semblant de bouche à bouche et le voilà reparti à la vie.
13 Heures 30 : Ma nouvelle compagne et moi sommes de retour. Je lui parle, m’excuse pour ma rudesse, la rassure. La pression est tombée. Nous avons fait connaissance sur les chapeaux de roues.
C’est ainsi que sont rodées les soupapes des voitures des médecins.
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VINS DIVINS.
Saint Vincent, Saint Lazare, Sainte Anne…non, je ne fais pas appel à tous les Saints du Purgatoire pour vous conter mes anecdotes anciennes …Ce sont les noms des salles communes qui composaient le service de Long Séjour de gérontologie de l’hôpital de la Grave ou j’exerçais, d’abord en tant qu’interne, et par la suite comme médecin attaché.
La surveillante du service à cette époque était une religieuse de la Congrégation des Filles de la Charité qui menait bon train son équipe, malgré son âge déjà avancé. C’était une forte femme au caractère bien trempé qui est restée dans mon souvenir comme… une seconde maman pour toutes ces personnes âgées qu’elle menait toujours plus avant dans l’existence, avec conviction. La vie de sœur Bernadette était consacrée aux personnes âgées. Pas de notion de temps, de vacances, d’horaires, de fatigue, de récupération et encore moins de RTT. Elle était toujours présente et réconfortait quiconque avait une chute de moral ou un petit bobo. Moi, jeune coquelet incompétent probable à ses yeux experts, je tentais de naviguer au mieux avec mes toutes récentes connaissances médicales. Mais il ne fallait pas lui conter faribole, elle qui avait passé sa vie à côtoyer et accompagner ses frères et sœurs aînés. Chaque fois qu’un de ses hôtes avait décidé de quitter ce monde, le médecin se battait à coup de médicaments et elle, à notre insu, avec le sang du Seigneur. Je n’avais donc pas la partie facile. Le jour où je suis allé la voir un peu fier, convaincu du bénéfice qu’avait tiré mon patient de mon traitement, elle s’empressa de me rabattre le caquet en corrigeant mes propos :
« D’abord, je constate que presque tous vos patients meurent avec un bilan biologique parfait. Si ce malade va mieux, c’est parce que depuis quelques jours je lui donne trois fois par jour deux petits verres de Bourgogne, c’est habituel et toujours efficace. »
Avec le temps, je me demande si le secret de sa longévité n’était pas lié à cette thérapeutique divine qu’elle s’administrait elle-même, parfois à posologie exagérée. Saint Emilion, Saint Georges, Saint Estephe, perpétuez vos bienfaits « de-vins ».
Laissez un commentaire…..voici le mien avant le réveillon: A consommer avec modération.