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Maison de caractère dans ville historique. 82500
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Il n’était ni bélître ni parangon dans sa vie de tous les jours, sa péniaphobie l’obligeait à travailler toujours plus. Éternel égrotant, ses efforts bigorexiques ne le rendaient pas heureux pour autant. Parfois un peu égrillard, il pratiquait avec excellence les flagorneries nombreuses, soutenues par des blandices recherchées qui arrivaient à séduire ses affidés certes, mais surtout les anachorètes lors de rares rencontres stochastiques. Ses multiples voyages soutenus par une hodophilie quasi génétique et ses promenades au sein de pétrichors enivrants lui faisaient tenir parfois des coquecigrues inhabituelles. Ses amis rompus à ses discours immarcescibles et compendieux ne supportaient pas que ses perles toujours coruscantes soient transmutées en vulgaires palabres sibyllines de premier benêt venu. Il parvenait très vite à reprendre ses esprits lorsqu’il pénétrait dans le reposant psithurisme de sa forêt.
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Je ne comprends pas pourquoi dans la vie de tous les jours on complique la sécurité avec des clefs, des codes alambiqués et des obligations réglementaires allant parfois jusqu’aux portes de l’absurde afin de palier les accidents de tous ordres, alors que dans le domaine médical, on fait l’inverse sciemment: Fermeture des urgences par manque de personnel et d’anticipation, défaut persistant de médicaments parfois essentiels dans les pharmacies par restrictions budgétaires, déficit grave de médecins par décisions erronées, tentatives de déstabiliser les professionnels médicaux pour mieux les soumettre aux directives insoutenables, allecher les infirmières (non formées) pour remplacer les médecins non gratta pour des raisons dogmatiques, laisser dangereusement errer les malades mentaux sans suivi précis, abandonner la médecine scolaire laissant les enfants dans des situations de pénuries intolérables, sans parler de la bombe à fragmentation insinuée dans la vie des enfants aux confins de la psychiatrie infantile devenue invisible par manque d’intérêt et de soutien.
La société humaine française déliquescente va devoir payer très cher cette incurie qui s’est développée sournoisement en son sein.
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Un nouveau-né extraterrestre est attendu.
Les nuages lourds de particules et l’atmosphère poisseuse environnante ne laissent aucune chance aux rayons de soleil de pénétrer dans le bureau récemment imprimé. Les ouvertures sont volontairement exiguës pour éviter les intoxications respiratoires et les conjonctivites de stress. Le soleil n’est uniquement visible que quelques minutes par jour lorsque le canon a électrons entaille une faille dans la purée extérieure. Les quelques humains encore présents dans la contrée peuvent ainsi jouir de cet instant magique mais artificiel. Et dire que nos ancêtres pouvaient se laisser griller allègrement tout le jour durant sous la brulure d’un soleil torride. Aucun humain ne peut sortir plus d’une demi-heure dans cet enfer sans risquer un encombrement bronchique de particules de toutes tailles. Souvent le téméraire irréductible doit passer au désagréable lavage alvéolaire à son retour. Ainsi, tous les travaux extérieurs sont exclusivement réalisés par des humanoïdes. De surcroit, les hommes qui n’ont pas émigré vers les planètes voisines, sont atteints d’un mal obscur qui entraine une atrophie progressive des membres allant même, à l’ extrême, jusqu’à une dégénérescence musculo-squelettique. Les exosquelettes sont alors la solution de rechange incontournable. Il est à présager la disparition des membres dans un avenir, certes lointain, mais génétiquement prévisible.
Aujourd’hui deux janvier 2100,
Peter vient de recevoir une notification très importante directement dans son mental. C’est chose rare et donc importante. Il faut dire que depuis les années cinquante, la découverte des ondes mentales permettait de communiquer de cerveau à cerveau après une mise en condition adéquate des émetteurs et des récepteurs. De même il était possible à tout humain de connaitre la pensée et les intentions de son prochain. Cette avancée inimaginable autrefois à modifié les relations humaines faisant disparaitre certains comportements déviants ou pervers.
Le Consortium des Cerveaux Humains (CCH) à heureusement interdit l’accès à ces données du mental aux humanoïdes travailleurs.
« Reçu ce matin, 8h51 locale, le message des habitants de la planète MAS 5623 de l’étoile PROCYON ALTAÏR située à 15 A.L. dans la constellation de l’aigle acceptant le protocole de transfert des données humaines vers elle et vice versa en réponse au message 1507ET33 du 15 juillet 2065 ».
Depuis de nombreuses années et surtout depuis la mise en orbite du télescope HUBBLE, les humains tentaient de détecter une émission artificielle venant de l’Univers qui pourrait laisser penser à l’existence d’une vie extraterrestre. C’est à la fin des années vingt que parmi le brouhaha des réceptions célestes, l’une d’elles paraissait étrange. Mais comment reconnaitre l’étrange parmi l’étrange ? Au fil des années les grandes oreilles des télescopes, toujours plus extravagantes, ont pointé vers un minuscule point situé dans les parages d’ALTAÏR à 15 années lumières de chez nous. C’est de là que devait commencer l’aventure. Un probable message simpliste et lacunaire paraissait provenir d’un monde étrange mais qui a l’évidence consommait beaucoup d’énergie et surtout de l’oxygène. Les spécialistes considéraient cette débauche d’énergie très exagérée par rapport à la frugalité du message transmis. Ces êtres étaient-ils en avance ou en retard par rapport à notre développement scientifique terrien ? Le contact avec cette civilisation n’a eu lieu qu’en 2065 du fait de l’éloignement. Déjà le premier message de 2040 mentionnait de notre part une proposition de transfert humain. Bien sûr, il ne s’agissait pas d’un déplacement physique mais de l’émission d’un dossier contenant des informations de nature génétique augmentée qui pouvait permettre de reconstituer un humain in situ sur ALTAÏR ? Ceci en fonction de leur degré de développement scientifique.
Vingt-neuf janvier 2100 :
branlement de combat au pied du super-hyper-calculateur-mégabytien du CCH qui a été monté au plus profond de la Fosse de Marianne pour de multiples raisons : sécurité, pression, dispersion de chaleur alors que dans le reste de la terre les températures toujours plus élevées ont pratiquement fait disparaitre les réserves d’eau, mers et océans compris sur la planète bleue.
Depuis bientôt un mois, l’ordinateur géant ne cesse d’enregistrer des données au kilomètre dont on ne connait l’origine…. Des hackers féroces, une puissance étrangère mal intentionnée ou bien tout simplement une compilation en direct de ALTAÏR. Personne ne comprend ce qui se passe, il faut attendre la fin du message, si message il y a. Les super intelligences artificielles sont toutes mises en œuvre pour décoder quelque chose, mais toutes restent muettes.
Février 2100
La marée de données ingurgitées de force dans la fosse des Mariannes s’est arrêtée subitement. Les myriades d’intelligences en attente prennent le relai et mâchonnent des milliards de megaoctets jusqu’à l’indigestion. Une chose est sure c’est un colis reçu en provenance d’ALTAÏR. La fin du message donne la marche à suivre pour ouvrir ce colis. Il y a même un petit logiciel pour terrien tout à la fin.
Et on apprend là, avec consternation, que cet immense dossier contient toutes les données nécessaires à la reconstruction d’un être altaïrien avec équivalent de génome complet et petit mode d’emploi.
Tout est prêt pour recevoir le bébé.
Quelle forme aura-t-il ? De quelles connaissances est-il porteur ? Son CV est-il inclus dans son génome ? Est-il possible de le cloner ? Pourra-t-il communiquer avec ses semblables par ondes mentales instantanées ? Sera-t-il un danger potentiel pour l’être humain ? N’est-il pas un cheval de Troie ? Peut-on l’accepter tel quel ? Quel est son mode de reproduction ? pourrait-il envahir la terre par autoreproduction ?
Suite au prochain numéro en provenance de : ALTAÏR
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L’Ehpad s’est éclaté vers l’extérieur jusqu’à ce jour, il faut maintenant le percer pour permettre à la vie de pénétrer à l’intérieur.
Que diriez vous
d’aller prendre un pot à l’Ehpad?
de pouvoir aller y chercher un colis de AMAZONE?
Ou une lettre de la poste?
Ça vous dirait
de faire un concours de pétanque ou de belote au sein de l’Ehpad?
et pourquoi pas de prendre des cours de boxe
ou même de pratiquer la poésie?
Allez partagez
Ceci est un désir personnel………. à adapter
Allez l’Ehpad , épate nous

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La poule grise et le loup noir

Une poule grise se promène en picotant, dehors dedans.
Un loup noir, méchant, aiguise ses deux longues dents, dehors dedans.
Il a une énorme faim, une faim de loup et son estomac est vide, dedans.
Il aimerait bien manger cette grosse poule grise qu’il voit, là, dehors.
La poule se dit : ce loup serait-il méchant ? Chez moi …je rentre vite dedans
Le loup n’a plus rien à se mettre sous la dent.
Il s’approche de la porte doucement, y a-t-il quelqu’un dedans ?
« Il fait très mauvais derrière la porte, dehors.
Je suis un gentil petit loup qui aimerait bien venir, dedans
Je ne suis pas du tout méchant avec mes énoooormes deux dents. »
La poule en l’entendant se dit : il est bien… dehors
Mais elle a un cœur d’or en dedans
Elle ne peut pas le laisser au froid du dehors.
Elle ouvre la porte lentement et passe son plumeau dehors
Le loup affamé bondit sur lui et croque le manche se cassant ses deux dents.
La poule crie alors:
Jamais l’estomac d’un loup n’aura une poule dedans
Tant que les poules n’auront pas de dents.
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Une comptine tinetine
Enfantine tinetine
Serge Michel PIOVEZAN / Pâques 2022
Je suis un escargot
gogo
Je ne suis pas du tout «chaud»
chocho
Mais bien dans ma peau
popo
C’est sur mon dos
dodo
Que je porte mon château
toto
Dedans il y fait très bon
bonbon
C’est mon tonton
tonton
Qui a fait le plafond
fonfon
En forme de colimaçon
sonson
Comme un tire-bouchonchonchon

Avec mes amis, nous glissons
sonson
Sur nos humides talons
lonlon
Sans faire de marathon
non! non!
Si on a faim, nous mangeons
jonjon
Des tendres poivrons
vronvron
Et bien jusqu’au fond
fonfon
J’écoute la radio
ho!hooooooo
J’ai des antennes sur le dos
dodo
Deux belles antennes
tènetène
Je bois aussi de la bonne eau
hoho
Là-bas à la claire fontaine
tèntène
J’ai toujours bonne mine
minemine
Touche mon antenne
tènetène
Si elle se ratatine
tinetine
……….
C’est que je t’aime
T’AIME
T’AIME.
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A la fin des études médicales d’alors, le jeune médecin devait faire son « stage interné ». Non pas qu’il fût plus fou que les autres : il se retrouvait ainsi expédié dans un hôpital périphérique, satellite de son centre universitaire et donc, de son port d’attache. Mais du fait d’un bon classement général pendant mes études, j’avais eu l’opportunité de rester attaché aux hôpitaux universitaires pour effectuer mon stage de fin d’études avec le statut de « faisant fonction d’interne ». (Université de Toulouse)
C’est dans le Centre anticancéreux de la Grave que je dus fourbir mes armes de médecin pendant un semestre entier. Un stage riche, exténuant, parfois abominable, comme lors de cette nuit de garde gravée dans ma mémoire à jamais. Le seul traitement que je pus alors administrer à cet enfant de 10 ans fût de la serrer dans mes bras toute la nuit, pour attendre sa mort au petit matin. Les infirmières qui acceptaient de s’investir dans ces services étaient des anges féminins tombés du ciel pour venir prendre soin d’autres petits angelots aux ailes brisées. Souvent, ils réintégraient trop vite leur paradis déjà perdu. Comment la Nature avait-elle choisi de peaufiner, pendant des millénaires durant, son plus élaboré élément sous la forme de l’Homme conscient de son existence, et de ne pas avoir prévu la protection de son enfant? On ne pouvait blâmer ces femmes adorables et dévouées qui jetaient l’éponge après quelques mois de calvaire passés à contrecarrer avec tous leurs muscles et un mental infaillible, dans ces lieux sordides et nécessaires, ce que la Nature avait de plus ignoble à nous présenter. Ce poids était trop lourd. C’est un continuum de louanges que je leurs adresse ; à Elles, ces inconnues et oubliées dans leurs « services de l’Espoir et de la Passion. »
Après trois jours d’examens, d’interrogatoires, de discussions et de bavardages à bâtons rompus, j’avais fait plus ample connaissance avec cette nouvelle malade qui venait d’intégrer l’infernal circuit du CCR (Centre Claudius Regaud anticancéreux). C’était une femme dynamique, très vive d’esprit, d’une tonicité explosive avec laquelle un certain lien de complicité s’était noué. Je pensais avoir mis le doigt, au fil de nos conversations, sur le problème grave qui l’avait conduite dans ce service, et qu’elle l’avait intégré et complètement fait sien. En langage clair, qu’elle était précisément là pour le traitement de son cancer du sein.
Aucun des patients de cet hôpital ne pouvait ignorer la raison de leur présence ici. Le centre – qui portait déjà le nom de Claudius Regaud – comprenait un grand pavillon de briques roses, parmi les nombreux autres qui composaient l’hôpital de la Grave, sur les bords de la Garonne. C’était l’époque aussi où nous commencions à parler plus ouvertement de la maladie avec les patients, et même si le diagnostic n’était pas si crûment annoncé que de nos jours, les périphrases significatives, les allusions à peine voilées, ne pouvaient laisser planer l’ombre d’un doute sur la maladie. Mais le malade entendait sans écouter, ou écoutait sans ‘’vouloir’’ comprendre.
Je retrouvais cette patiente à mon retour de déjeuner, à l’internat, sur le parvis ‘’gravillonneux’’ du pavillon. Elle faisait les cents pas, la mine grave. Elle me happa au passage : « Docteur, je sais ce que j’ai ! Je suis surprise… mon père vient de me dire qu’en me cherchant partout dans l’hôpital, il m’avait trouvée tout de suite lorsqu’il avait demandé le pavillon des cancéreux ! »Merci de laisser des commentaires……… si le cœur vous en dit!
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Hello mommy… No, please don’t turn away, I’m right here. I know you so well, although as yet you don’t know me. I am inside you – I snuggle here deep inside of you. I am the blossom that you nurture day by day. I’ve been waiting for eight long months to talk to you. Listen to me, put one ear close to your belly. Here it comes, I feel a shudder. I have ears but I can’t hear. I have a mouth but it is mute. My eyes are half-closed and I can’t see a thing; but when you are sad, I cry with you, and my tears melt. And at night, I sense the muffled tremors of your soft voice, the sweet echo of your nightly caress, but also mysterious thunder and sometimes frightening shockwaves.
I can imagine the pain waving over us with every muscle contraction. Who would want to attack you so cruelly in your world outside? It makes me so sad. Mommy dearest, I promise you that my love for you knows no bounds and that, when the day comes, I will defend you with my whole being. Just see how fast I am growing. After all, you feed me so well with your goodness. Do you hear my heart beating fast in your ear? It is beating for you and I will always watch over you.
After the hard journey that awaits me, no one will ever hurt you again. I will never stop crying while I feel that you are sad. I’ll cover myself in a horrible rash to distract and protect you. I will even go so far as to die for you, mommy dear. I will not eat again until serene love returns.
When you are old and weary, I will carry you in my arms. And let me say that if your ears can no longer hear, I will paint fairytale landscapes for you. If your eyes can no longer see, I’ll kiss your wrinkled hands and your sunken cheeks … and you will recall those subtle waves of caresses from the past.
Traduction assurée aimablement par Dick DAVIES. (MAMAN CHÉRIE) MERCI
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Le Samu et le Tigre
Les deux véhicules du SAMU avaient été positionnés dans la ville de Toulouse à des points stratégiques précis pour répondre, au plus vite, aux sollicitations de la population. Notre véhicule comprenait une équipe de deux étudiants et une ambulancière. Il protégeait ce jour-là le district de la Halle aux Grains de Toulouse, où nous avions un pied à terre. Dans la grande salle de spectacles attenante se produisait un cirque exhibant des bêtes fauves. L’appel de détresse émanait donc pratiquement de derrière la cloison où nous étions en attente. Un TIGRE venait de déclencher une crise cardiaque mitonnée de troubles respiratoires qui, à priori requéraient la mise en place d’une respiration artificielle. –Nous évitâmes de penser au bouche à bouche !– Cependant, la partie semblait incertaine. Certes nous étions programmés pour sauver des vies ! Mon équipier, blême et prostré, se regardait les pieds. Moi, je débutais une danse de Saint Guy. Notre salut, nous le devrons à la sagacité et la promptitude de notre pilote toujours prête à renouveler ses exploits. Elle nous intima l’ordre de regagner très vite l’Estafette et nous démarrâmes en trombe. La première giclée de carburant n’était pas encore consumée, que nous prîmes le Boulevard ….. à contre poil, ballottés d’un côté à l’autre en quittant la zone à vive allure. Quelle mouche avait piqué notre ambulancière ? A l’approche du centre-ville, elle réduisit la vitesse pour s’insinuer dans les ruelles étroites et encombrées, à droite puis à gauche puis à droite encore, reprend une rue que nous avions déjà empruntée dans l’autre sens comme une boussole qui aurait rencontré un électroaimant pour déboucher enfin sur la grande rue BAYARD. Elle se faufila dans la rue de la Colombette bien plus connue à l’époque pour le nombre impressionnant de tigresses dévêtues en parade derrière des vitres que de tigres dyspnéiques. Peut-être pour nous donner du courage, elle décèlera jusqu’au pas d’homme afin d’admirer les corps exhibés du zoo humain. Cependant l’image de la gueule béante du tigre suffocant ne s’était pas effacée. La rue de la Colombette est bien trop courte et nous devions affronter le destin, sans se presser tout de même. Nous arrivâmes essoufflés derrière le mur qui nous avait vu partir pour l’urgence. L’agonisant, hélas, avait rendu l’âme juste avant notre arrivée.
C’est la première anecdote d’une longue série ( étudiante ou médicale) qui peut se poursuivre si vous aimez.
Laisser un petit mot pour m’encourager si c’est le cas. (Commentaires)
D’autres suivront. Soyez là
A la prochaine. Merci
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Le ‘’syndrome d’Ulysse’’. Perso
La secrétaire :
« »Oulla » ! Docteur ! Vous venez travailler dans cet état ?
– Hélas, oui, je suis extenué.
—Vous êtes souffrant ?
—Non, je n’ai pas dormi, beaucoup de bruit dans la chambre d’à côté, cette nuit.
—Ah !
—Une femme ‘’très chaude’’, toute la nuit.
—Hum !
—Il faisait aussi très chaud, elle avait laissé les fenêtres ouvertes
—Comment savez-vous ?
—J’ai senti un léger courant d’air
—Un courant d’air !
— La porte communicante était ouverte.
—Ah je vois !
— ??
—Vous avez rêvé. Vous avez été victime du ‘’syndrome d’Ulysse’’.
—Comment ?
—Je sais y remédier… la prochaine fois, en rentrant dans votre chambre d’hôtel, vous fermez toutes les portes à clefs…..
Et vous les jetez. »
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Secret et femme.
La femme en pleurs qui est devant moi, est recouverte d’ecchymoses multiples, sur les bras, les cuisses, le thorax de couleurs différentes témoignant de leurs distributions dans le temps. Les bleus fraichement constitués vont se dégrader progressivement en virant au vert, au jaune et brun en quelques jours. On dit que cette évolution des couleurs suit celle du stade de la biligénie locale (bleu-violet, vert-jaune puis brun). Plus grave encore, le dos de sa main dessine une courbe peu orthodoxe signe de fracture sous-jacente. Je redoute et elle me confirme la violence de son mari qui est bien l’auteur de ce feu d’artifice. Je fais part de mon étonnement et me permets de dire :
« Pourquoi restez-vous avec cet homme dangereux ? Il y a des moyens pour vous en éloigner.
– Il n’est violent que lorsqu’il est saoul, le reste du temps il est charmant et je l’aime. »
Ce dernier argument a clos la discussion et nous avons traité banalement les conséquences. Je l’ai vue à plusieurs reprises par la suite dans cet état journellement renouvelé.
Est venu un jour ou elle se re-présente à moi les yeux rouges, la douleur creusant tous ses traits, le visage blême. Je ne sais que dire…c’est elle qui commence :
« Voici quelques jours, un matin, j’ai retrouvé mon mari mort auprès de moi. »
Je n’ai pu retenir ma langue qui était contenue depuis des années :
« Ça peut aussi représenter une certaine libération pour vous ! »
-Ne dites pas ça, je l’aimais ! »
Quelques mois plus tard, elle revient avec le même ‘’look’’ qu’au début, dans tous les stades de la biligénie locale, comme une mosaïque ancienne.
« Mon Dieu, mais votre mari aurait-il ressuscité ?
– J’ai retrouvé un autre copain, et je l’aime. »
Cette HISTOIRE s’est passée bien avant les récents problèmes de femmes battues, de contexte « me too » et surtout avant la dernière loi portant sur la dérogation au secret médical qui donne obligation au médecin qui reçoit une femme battue de dénoncer ce fait à la justice. …Loi n°2020-936 du 30/07/2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales…
Le texte autorise un médecin – ou tout autre professionnel de santé – à déroger au secret professionnel à deux conditions : s’il « estime en conscience » que les violences constatées sur son ou sa patient(e) constituent un « danger vital imminent » et s’il juge qu’il y a situation d’emprise.
Le praticien pourra alors signaler les faits au Procureur. Cependant, sur cette question, l’ordre des médecins a été entendu : »il n’y aura aucune obligation. En outre, le praticien devra, à chaque fois, « s’efforcer d’obtenir l’accord de la victime ». S’il n’y parvient pas, il devra alors « l’informer » du signalement fait au procureur. !!!! (sic)
Cette loi pose tout de même un problème :
- Si la femme blessée physiquement ou moralement exprime la moindre pensée de violence en provenance de son mari, le médecin doit quasiment dénoncer le fait au Procureur de la République quelle que soit l’importance du traumatisme.
- Dans le cas relaté, cela va à l’encontre du souhait de la femme et peut être de son intérêt. La femme doit être au courant de cette nouvelle disposition législative et faire très attention à ce qu’elle va divulguer à son médecin. C‘est à l’opposé d’une médecine classique et du serment d’Hippocrate. La relation de confiance est cassée entre le thérapeute et le patient. Des mauvaises interprétations des pathologies pourraient engendrer des anomalies thérapeutiques de ce fait.
L’exercice s’en trouve compliqué.
Laissez un commentaire sur cette histoire et votre sentiment intime.
Il ne sera publié qu’avec votre accord.
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LOU CRUMET.
En bon pharmacien consciencieux qu’il est, il tourne et retourne l’ordonnance qu’il tient dans la main d’un air perplexe. Devant le comptoir, la cliente qui vient de la lui tendre sourit légèrement, certainement amusée par la confusion à peine voilée de l’apothicaire. Il doit réagir, c’est primordial et ne pas perdre la face. Il s’avance à tâtons vers la patiente, les yeux rivés sur le papier, en lui disant : « Je ne connais pas ce médicament. Il doit être probablement tout nouveau, nous ne l’avons pas encore reçu, je vais donc chercher, veuillez m’attendre un instant s’il vous plait. » Il s’éloigne dans l’arrière-boutique en se répétant le message et en relisant la prescription au cas ou une illumination soudaine l’orienterait : -Achat d’un « crumet » à utiliser pendant la nuit-. Pendant ce temps, la cliente parfaitement au courant de la prescription attend sans broncher. Le pharmacien revient l’air déconfit pour avouer son impuissance à lui délivrer le nouveau produit : j’ai cherché sur tous mes livres, le Vidal, les catalogues des divers fournisseurs, les publications récentes… rien. Le médecin doit avoir fait une erreur, permettez-moi de lui téléphoner. C’est ce moment-là que la personne choisit pour vendre la mèche.
Le « crumet* », en Gascogne, n’est autre qu’une vannerie, en osier bien sûr, mais aussi en grillage plus récemment, dont la forme rappelle un grand panier renversé, sans anse, utilisé pour protéger, maintenir et isoler une « poule glousse » (entendez poule ayant eu des poussins récemment) à l’abri des dangers environnants. Il permettait aussi aux jeunes poussins de s’éveiller en s’éloignant de leur mère puisqu’ils étaient capables de passer entre les mailles du « crumet ». Nous ferions bien dans notre monde hyper protecteur de revenir à cet engin ancestral pour l’éducation de nos progénitures. Les nombreuses « mères poules » pourraient plus facilement lâcher du lest à leurs enfants « sur couvés ». A contrario, lorsque l’enfant de nos contrées devient un peu trop émancipé, il s’entend dire par sa grand-mère : « Te bao bouta debas un crumet. » Je vais te mettre sous un…
Cependant ce terme de « crumet » m’avait été soufflé par une vieille personne qui souffrait de troubles graves de la circulation des membres inférieurs. La pression seule des draps sur sa peau lui procurait une douleur intolérable. Je lui proposai donc de mettre un arceau pour l’en protéger. Elle s’esclaffa de rire malgré son état déplorable et trouva la solution géniale. Elle lui rappelait le bon vieux temps des poules glousses et des poussins dans la cour de la ferme. Devant sa réaction surprenante, j’en avais profité pour lui proposer de faire une blague au pharmacien. Elle trouva l’idée excellente.
Sa fille l’aurait bien faite rire lors de son retour de la pharmacie.
* Un ‘’crumet’’ = Une mue en français.
Merci de laisser une « impression ».
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Les oies.
Voici un homme futé, maître chercheur mais pas trouveur. Il lui vint une idée ingénieuse, mais il fallait l’authentifier en bon scientifique qu’il se disait être. Comme notre agriculteur précédent, le gavage des oies, d’un bon profit, le tentait sérieusement. Notre explorateur ne se contenterait pas seulement d’enfourner avec un entonnoir, le maïs, voire les figues comme autrefois, dans le gosier des oies pour les forcer à s’engraisser. Non, soyons scientifique. Il vint donc me consulter pour ses oies.
« Je crois savoir, dit-il, qu’il existe un médicament utilisé chez l’homme pour le protéger des cirrhoses. Le foie gras est bien une cirrhose me demanda-t-il ?
_Oui et non, dis-je. C’est plutôt une stéatose qui correspondrait le mieux à la pathologie de l’homme, soit effectivement un engraissement du foie.
_Il existe une drogue pour bloquer cette évolution, n’est-ce pas ?
_Oui et non, répondis-je, sur mes gardes.
_Voici mon plan. Je vais prendre dix oies prêtes à être gavées. Cinq seront traitées à l’ancienne mais les cinq autres, je vais protéger leurs foies par le médicament en cause et au bout de la durée de gavage idoine, j’arrête le traitement. Quelques jours plus tard, le foie non protégé augmente de volume rapidement et j’obtiens ainsi de bons gros foies rémunérateurs. »
Effectivement, cela ressemblait à une étude sérieuse avec témoin. Je donnai ma bénédiction au projet, et que la Sécurité Sociale m’absolve, il eut même l’étude remboursée.
Adieu oies, foies, science et profit. Il obtint des foies gros comme des noisettes m’avoua-t-il. Cependant, l’étude ne fut pas vaine puisqu’elle me permit de croire encore plus fort à l’effet de ce médicament.
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Le renard.
C’est un homme jeune, paysan rude et travailleur qui se présente la mine déconfite. C’est d’ailleurs ainsi que finissent tous les canards qu’il élève en nombre dans sa ferme. Il est producteur de confits et foies gras de canard. Mais qu’elle est la cause de son lamentable état physique et psychique ? Mange-t-il trop ? Je ne pense pas, son bilan biologique est toujours normal et sa ligne filiforme musclée n’a pas bougé. Boit-il trop ? Je ne le pense pas non plus, l’interrogatoire, banal, ne le laisse pas présager. Travaille-t-il trop ? Il m’affirme que non. Ne dort-il pas assez ? Oui, voilà la cause. Mais pour quelle raison ? Il est harcelé par un renard. Il est menacé dans son intégrité, toutes les nuits, par un renard goguenard.
Pour élever ses canards et perpétuer son commerce, il a fabriqué un enclos de ses mains, devant sa maison, hermétique à tout intrus, bien à portée du regard depuis les fenêtres de sa maison. Un véritable fort de Vauban pour canards gras. Il juge qu’il est imprenable, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer. Hélas, il a rencontré le diable. Tous les soirs, il manque à l’appel du paradis des palmipèdes, trois ou quatre beaux spécimens. Le danger viendrait-il du ciel comme ce prisonnier prenant le large par hélicoptère que décrit le journal du matin. Une buse, un faucon, un aigle, un ptérodactyle retardataire…Il a eu beau scruter le ciel, pas de P.L.A dans les airs. (P.L.A plus légers que l’air). Il a fallu se rendre à l’évidence, les fortifications sont poreuses. Le danger vient d’en bas donc des fondations mêmes de l’enclos. C’est ainsi que notre chercheur passe plusieurs nuits à la fenêtre de sa chambre à épier l’éventuel prédateur. Les faits répréhensibles ne se font pas attendre. Il a pu admirer tout son soûl le fin stratagème du canidé à queue velue qui, une fois dans l’enclos, terrorise ses futures victimes en tournant autour d’elles pour les regrouper et choisir dans le lot la plus appétissante pour un goupil. La preuve est faite et un « périmètrage » soigneux a permis de mettre la main sur une maille qui avait sauté. Un point à l’endroit, un point à l’envers et l’ouvrage est réparé. Le lendemain cependant, le paradis continue à se dégarnir. Le paysan intensifie sa surveillance. Une rangée de spots à rendre envieux un bon nombre de politiciens mal-aimés, sont installés pour prendre en flagrant délit de show carnassier, la vedette de ses nuits blanches. Pas vu, pas pris. Et trois de moins. On re-périmètre le paradis des anatidés, virant plutôt à présent sur l’enfer, pour savoir où passent les âmes trépassées. Un tunnel est découvert sous le grillage du corral. Qu’à cela ne tienne, on bétonne dur la circonférence tout en amplifiant encore la vigilance. Le Père paysan éternel décide non seulement d’arrêter l’hécatombe dans son domaine, mais aussi de donner une leçon magistrale au voleur récidiviste. Il prépare les arènes du jugement dernier. A la lumière des myriades de projecteurs, il passera la nuit sur sa chaise placée à un poste avancé, avec deux cartouches dans le fusil. Il ne manque plus que la musique d’Enio Morricone. La nuit a été longue mais le scélérat ne se présente pas. Le Joss Randall lomagnol rengaine son fusil mais ne peut plus se rendormir et arrive épuisé au cabinet.
« Il m’a dévoré plus de cent volatiles, me dit-il, c’est incroyable comme cet animal est malléable, mobile, futé et toujours affamé. Je l’ai vu se déformer comme un boudin, se tordre comme une vrille pour parvenir à ses fins. » Il est insaisissable et court encore.
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Les sangliers.
Les sangliers, hélas, pullulent dans notre région gasconne. Nombreux sont les accidents, parfois mortels, qui sont à déplorer du fait du nombre toujours croissant de ces animaux. Ce n’est pas par manque de battues organisées par les chasseurs officiels. Ils reviennent souvent bredouilles. Les fourrés épais des bois alentours sont une cachette imprenable et les chiens téméraires n’en reviennent pas toujours.
C’était justement entre chien et loup, plus en adéquation, entre « porc et sanglier », qu’aux détours d’un chemin blanc, dans un virage en épingle, sous les futaies de chênes centenaires que j’eus à bloquer les roues de ma voiture rouge à quelques mètres d’une « horde » de ces animaux dangereux. Ils ne manifestèrent même pas, pour moi, un soupçon du moindre dérangement. Ils continuèrent à glaner les faines et les glands dans un tumultueux brouhaha de discussions « en sanglier ». J’ai eu le temps de les compter et plus le nombre montait et plus je ressentais une certaine inquiétude, circonscrit, mais à l’abri dans ma boite de fer.
Cette impression, je l’avais déjà ressentie en pleine savane kényane, à l’orée d’un petit bosquet d’arbres chétifs lors d’un safari à la recherche des grands éléphants africains. Nous étions là tombés sur un groupe assez conséquent mené par un mâle autoritaire. C’est grâce à la perspicacité et la connaissance intime du terrain et de la faune locale que notre guide nous tira d’un bourbier dangereux. L’immense pachyderme commença à déployer des oreilles concurrentes des antennes de la station orbitale, de balancer sa longue trompe flexible comme un fléau d’armes, et de patiner sur ses grosses pattes boudinées prêtes à piquer un cent mètres de formule un. Le pauvre Volkswagen n’en crut pas son double V quand il dut vivement réagir à la forte pression de sa pédale d’accélérateur. Le terrain savanien était meuble et l’avantage tournait plus en faveur ‘’des faux plantigrades’’ que ‘’des véhicules roulants’’. Nous nous en sortîmes grâce à la mansuétude de notre poursuivant qui prit conscience du bien piètre adversaire qu’il chassait et abandonna les poursuites.
Ils étaient quinze, tous de même taille, d’un camaïeu de marron se fondant dans la nuit tombante, tassés les uns contre les autres. Ils m’empêchaient de me rendre chez le patient qui m’attendait peut être en maugréant, convaincu du bon moment de détente que je consommais à ses dépens. Tout à coup, au signal probable du plus vieux aux longs grès et défenses acérées, le groupe s’estompa en un clin d’œil dans les sous-bois sombres. Je fus « sauvé ».
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CECER est le jeu du 3ème confinement. (Prononcez tchetcheur, on va tchetcher)
Toutes les personnes présentes au début de la partie peuvent intervenir. Certains jouent.
En fonction des thèmes choisis, au début, les enfants peuvent participer.
Il n’y a pas de limite du nombre de joueurs, (sauf pendant le confinement, nombre à respecter !)
Tous les participants portent le masque.
Chaque joueur joue pour lui-même.
Le thème de départ doit être énoncé, suivi et respecté (humour, nature, noirceur, émotion, sexe, érotisme, polar, vie ordinaire, fiction, fantastique, intellectuel, historique, philosophique, enfantin, science, sport etc ………)
But du jeu : Construire une histoire en respectant le thème choisi.
Chaque joueur numéroté (dans l’ordre montant 1, 2, 3, 4, 5,6…) déclame trois petites phrases simples (au moins constituées d’un sujet+ verbe et +- complément) qui débutent une histoire probable, complétée de la même façon par les joueurs suivants.
Chaque phrase correcte fait gagner deux points CECER. Le joueur PEUT AJOUTER UNE QUATRIEME PHRASE mais retranche un point CECER, dans le but par exemple de perturber le joueur suivant.
Les joueurs suivants continuent l’histoire.
Si un joueur sort du thème, il perd dix points CECER, le joueur suivant gagne dix points CECER s’il revient dans le thème initial.
A n’importe quel moment de la partie, une seule personne à la fois, non joueuse mais présente depuis le début peut intervenir deux fois au cours de la partie. Elle a le choix: POSITIF ou NEGATIF
° Si la première fois son intervention est positive. Ex : je suis d’accord, je veux que vous continuiez l’histoire dans ce sens, ….. Elle donne cinq points CECER au joueur. Si son intervention est négative, elle fait perdre deux points CECER au joueur.
°la deuxième fois, l’intervention extérieure ne peut être que de valeur inverse de la première fois. Ex : Si le choix intervention positive a été antérieurement consommé, la deuxième intervention sera négative et unique.
Une seule fois, au cours du récit, un joueur peut reprendre la dernière phrase prononcée et en inverse le contenu ou le sens et gagne douze points CECER et passe son tour. Chaque joueur peut une seule fois en faire de même.
Le joueur J+1 (celui qui vient après) peut gagner deux point CECER en posant une question de trois mots maximum au joueur en cours (j) qui lui-même ajoute un point CECER à la fin de son intervention (possible qu’une fois)
Lorsque tous les joueurs ont parlé une fois, on refait un tour dans le même ordre mais cette fois-ci, si un joueur estime avoir trouvé une chute intéressante à l’histoire, il peut l’interrompre, il déclame sa chute et gagne dix points CECER. Sinon la partie continue, Mais
Un intervenant extérieur peut positiver en disant OK /OUI si son statut le permet, ou négativer par NON si c’est la seule solution qui lui reste.
Un OUI/OK rapporte cinq points CECER au joueur qui termine l’histoire
Un NON lui enlève dix points CECER. Et passe son tour. Et on continue l’histoire.
A la fin de l’histoire, la chute est mise en vente :
les joueurs peuvent acheter en positif ou en négatif dans la limite de dix points (donc entre -10 et +10 points CECER)
L’histoire est intéressante : +10, bien +5 pour le conteur et + 5 pour l’acheteur
L’histoire est inintéressante : -10, mauvaise -5 pour le conteur et – 2 pour l’acheteur.
Celui qui a le plus de points CECER
Est le gagnant de la partie , ou de la manche.
Plusieurs manches sont programmables au début de la partie
Ce jeu GRATUIT, et sans ‘’droit d’auteur’’ (tant pis pour moi) peut aussi être joué en ligne. Merci de me donner votre avis COMME COMPENSATION.
www.smp82.unblog.fr PIOVEZAN SERGE MICHEL
RESUME DES POINTS CECER POSITIFS (GAGNES)
Une phrase +2 (max 3)
Retour au thème +10
Inverser le sens d’une phrase déjà dite +12
Interrompre le joueur en cours par une question courte +2
Le joueur interrompu +1
Terminer l’histoire en cours +10
Intervention extérieure positive +5
PAIEMENT DE L’HISTOIRE
Si intéressante +10 pour jouer et +5 pour payeur
Si bien +5 pour jouer et +5 pour payeur
RESUME DES POINTS CECER NEGATIFS (PERDUS)
4eme phrase du joueur -1
Le joueur sort du thème -10
Intervention négative externe -2
Intervention externe négative en fin d’histoire -10
COUT ACHAT HISTOIRE
Inintéressante -10 pour joueur
et -2 Pour acheteur
Mauvaise -5 pour joueur
et -2 Pour acheteur
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AQUA SIMPLEX.
Les souvenirs d’étudiant sont plus souvent des bulles nauséabondes venant crever à la surface d’une eau tranquille que l’éclosion de subtils gaz odoriférants.
Mon premier stage de médecine se déroule dans le service réputé du professeur de séméiologie médicale. Ses connaissances sont infinies, moi, je ne sais rien. D’ailleurs, avec le recul, je m’aperçois maintenant qu’il jouait merveilleusement de sa position pour époustoufler ses étudiants.
Le très célèbre mandarin faisait la visite matinale de ses malades hospitalisés environné d’une myriade de jeunes étudiants auxquels se joignaient des apprenties infirmières. Il mettait en pratique, à cette occasion, les éléments des cours qu’il distillait dans la semaine au cœur des amphithéâtres. Nous en étions au chapitre de la psychosomatique et justement au chevet d’une malade bien venue. Elle avait passé la cinquantaine et se plaignait, pensez donc, de la pommette gauche. Elle pleurait d’une douleur intense et insoutenable. Tous les examens habituels de l’époque étaient faits. Ils revinrent négatifs. Le scanner n’existait pas en 1974. Il dit d’un ton magistral et professoral à faire taire toute douleur suspecte alentour, en se tournant vers l’infirmière : « Faites lui, tous les jours, une injection intra-musculaire de AQUA SIMPLEX*. » De l’eau pure si possible.
Dans le couloir, il nous explique que nous tenons là un bon exemple qui illustre le cours de psychosomatique et que tout n’est que ‘’comédie’’.
Effectivement, le traitement aqueux fit merveille et la malade ne se plaignit plus durant les trois jours qui suivirent.
La visite suivante fut consacrée à l’encensement de ce bon résultat vite atteint. Nous nous dîmes tous que, décidément, jamais nous n’arriverons à sa hauteur, jamais nous n’atteindrons le rang de bon médecin, que jamais nous ne saurons déjouer les pièges obscurs de la nature, démêler les arcanes subtils de la maladie, désembrouiller les profonds enchevêtrements de l’âme et du soma etc.
L’infirmière lui tendit alors le dernier compte rendu d’un examen qui avait tardé à revenir : La scintigraphie montrait une métastase osseuse d’un cancer du sein évolutif. La malade mourut dans les mois qui suivirent !
Laissez un commentaire ! merci
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Le lièvre.
Je ne l’ai pas vu arriver, juste une ombre fugace dans mon coin d’œil droit, au dernier moment. Il était suicidaire. J’entends un grand choc sous la voiture. Je m’arrête, enclenche la marche arrière. Le feu de recul éclaire un gros lièvre gisant sur le bitume. Je n’ai pas le temps d’aller le cueillir. Je reprends la route rapidement, mais déjà des effluves de civet montent le long du levier de vitesse et viennent taquiner mes cellules sensorielles. Est-ce une perspiration de son impact sur le châssis de la voiture ou une hallucination olfactive à cette heure tardive ? Le froid et le stress se joueraient-ils de moi ?
Le diagnostic est bon. Une femme bleue m’attend assise à califourchon sur une chaise. Deux secondes ont suffi pour authentifier le diagnostic téléphonique. Je prépare l’injection habituelle de diurétique que j’injecte précautionneusement dans une veine du pli du coude et attends son effet. Celui-ci ne se fait pas attendre bien longtemps, moi qui pense au lièvre qui m’attend sagement au milieu de la route. La nuit noire, le froid, l’heure avancée mettent toutes les chances de mon côté pour le retrouver à l’endroit où je l’ai abandonné. Mais dans quel état ?
Le statut pulmonaire et cardiaque de la patiente, lui, s’améliore vite. Un bon signe : elle demande d’aller aux toilettes. La partie est gagnée, l’œdème évaporé, la guérison acquise et à moi le beau lièvre !
Trois quarts d’heure se sont écoulés au moins, je roule dans cette voiture imbibée d’émanations culinaires, l’ail frit de Beaumont, l’Armagnac du Gers tout proche, le Madiran de nos contrées vallonnées, l’échalote, le thym, le laurier…je roule vers mon plat principal. Je suis sur zone, les odeurs s’amplifient, la bête est-elle encore là ? Une ombre sombre perce le ruban gris de la route. Je le tiens. Je cherche un sac, une bourse qui aurait pu s’égarer sous le siège de la voiture pour l’y enfourner sans effusion de sang. Fichtre non, la pauvre bête était déjà bien congelée, il faisait moins quinze degrés centigrades dehors cette nuit-là.
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媽媽的願望
她出現在一個美麗的春天的早晨。她很年輕,最多十七歲。而我是一名年輕醫生,一個三十歲的“老男人”。她看起來很堅定,且泰然。她上來就對我說:
“我和其他女人不一樣,你得給我做做檢查。”我什麼都沒說。她也沒等我回答,自行脫下了衣服,露出裸露的身體。乍一看,這具身體看起來很不錯。每個部分的比例都很好。我建議她躺下來做檢查。我仔細檢查了她的每一寸皮膚、粘膜。我問她是否是處女。答案是肯定的。她的回答迫使我立即停止了檢查。我對她說:“我看不出來您與到目前為止我檢查過的其他女人有什麼不同。”說完便沒再說其它什麼了。
她穿好衣服,看上去很滿意,付完診療費便離開了。
幾個月後,在一個寒冷的冬天的早晨,她又回來了。她對我說:“我非常感激您為我所做的一切。”同時,她將大衣拉開,露出圓滾滾的腹部。我衝她微微一笑。她合上外套,永遠地消失了。


