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Il n’était ni bélître ni parangon dans sa vie de tous les jours, sa péniaphobie l’obligeait à travailler toujours plus. Éternel égrotant, ses efforts bigorexiques ne le rendaient pas heureux pour autant. Parfois un peu égrillard, il pratiquait avec excellence les flagorneries nombreuses, soutenues par des blandices recherchées qui arrivaient à séduire ses affidés certes, mais surtout les anachorètes lors de rares rencontres stochastiques. Ses multiples voyages soutenus par une hodophilie quasi génétique et ses promenades au sein de pétrichors enivrants lui faisaient tenir parfois des coquecigrues inhabituelles. Ses amis rompus à ses discours immarcescibles et compendieux ne supportaient pas que ses perles toujours coruscantes soient transmutées en vulgaires palabres sibyllines de premier benêt venu. Il parvenait très vite à reprendre ses esprits lorsqu’il pénétrait dans le reposant psithurisme de sa forêt.
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Je ne comprends pas pourquoi dans la vie de tous les jours on complique la sécurité avec des clefs, des codes alambiqués et des obligations réglementaires allant parfois jusqu’aux portes de l’absurde afin de palier les accidents de tous ordres, alors que dans le domaine médical, on fait l’inverse sciemment: Fermeture des urgences par manque de personnel et d’anticipation, défaut persistant de médicaments parfois essentiels dans les pharmacies par restrictions budgétaires, déficit grave de médecins par décisions erronées, tentatives de déstabiliser les professionnels médicaux pour mieux les soumettre aux directives insoutenables, allecher les infirmières (non formées) pour remplacer les médecins non gratta pour des raisons dogmatiques, laisser dangereusement errer les malades mentaux sans suivi précis, abandonner la médecine scolaire laissant les enfants dans des situations de pénuries intolérables, sans parler de la bombe à fragmentation insinuée dans la vie des enfants aux confins de la psychiatrie infantile devenue invisible par manque d’intérêt et de soutien.
La société humaine française déliquescente va devoir payer très cher cette incurie qui s’est développée sournoisement en son sein.
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Un nouveau-né extraterrestre est attendu.
Les nuages lourds de particules et l’atmosphère poisseuse environnante ne laissent aucune chance aux rayons de soleil de pénétrer dans le bureau récemment imprimé. Les ouvertures sont volontairement exiguës pour éviter les intoxications respiratoires et les conjonctivites de stress. Le soleil n’est uniquement visible que quelques minutes par jour lorsque le canon a électrons entaille une faille dans la purée extérieure. Les quelques humains encore présents dans la contrée peuvent ainsi jouir de cet instant magique mais artificiel. Et dire que nos ancêtres pouvaient se laisser griller allègrement tout le jour durant sous la brulure d’un soleil torride. Aucun humain ne peut sortir plus d’une demi-heure dans cet enfer sans risquer un encombrement bronchique de particules de toutes tailles. Souvent le téméraire irréductible doit passer au désagréable lavage alvéolaire à son retour. Ainsi, tous les travaux extérieurs sont exclusivement réalisés par des humanoïdes. De surcroit, les hommes qui n’ont pas émigré vers les planètes voisines, sont atteints d’un mal obscur qui entraine une atrophie progressive des membres allant même, à l’ extrême, jusqu’à une dégénérescence musculo-squelettique. Les exosquelettes sont alors la solution de rechange incontournable. Il est à présager la disparition des membres dans un avenir, certes lointain, mais génétiquement prévisible.
Aujourd’hui deux janvier 2100,
Peter vient de recevoir une notification très importante directement dans son mental. C’est chose rare et donc importante. Il faut dire que depuis les années cinquante, la découverte des ondes mentales permettait de communiquer de cerveau à cerveau après une mise en condition adéquate des émetteurs et des récepteurs. De même il était possible à tout humain de connaitre la pensée et les intentions de son prochain. Cette avancée inimaginable autrefois à modifié les relations humaines faisant disparaitre certains comportements déviants ou pervers.
Le Consortium des Cerveaux Humains (CCH) à heureusement interdit l’accès à ces données du mental aux humanoïdes travailleurs.
« Reçu ce matin, 8h51 locale, le message des habitants de la planète MAS 5623 de l’étoile PROCYON ALTAÏR située à 15 A.L. dans la constellation de l’aigle acceptant le protocole de transfert des données humaines vers elle et vice versa en réponse au message 1507ET33 du 15 juillet 2065 ».
Depuis de nombreuses années et surtout depuis la mise en orbite du télescope HUBBLE, les humains tentaient de détecter une émission artificielle venant de l’Univers qui pourrait laisser penser à l’existence d’une vie extraterrestre. C’est à la fin des années vingt que parmi le brouhaha des réceptions célestes, l’une d’elles paraissait étrange. Mais comment reconnaitre l’étrange parmi l’étrange ? Au fil des années les grandes oreilles des télescopes, toujours plus extravagantes, ont pointé vers un minuscule point situé dans les parages d’ALTAÏR à 15 années lumières de chez nous. C’est de là que devait commencer l’aventure. Un probable message simpliste et lacunaire paraissait provenir d’un monde étrange mais qui a l’évidence consommait beaucoup d’énergie et surtout de l’oxygène. Les spécialistes considéraient cette débauche d’énergie très exagérée par rapport à la frugalité du message transmis. Ces êtres étaient-ils en avance ou en retard par rapport à notre développement scientifique terrien ? Le contact avec cette civilisation n’a eu lieu qu’en 2065 du fait de l’éloignement. Déjà le premier message de 2040 mentionnait de notre part une proposition de transfert humain. Bien sûr, il ne s’agissait pas d’un déplacement physique mais de l’émission d’un dossier contenant des informations de nature génétique augmentée qui pouvait permettre de reconstituer un humain in situ sur ALTAÏR ? Ceci en fonction de leur degré de développement scientifique.
Vingt-neuf janvier 2100 :
branlement de combat au pied du super-hyper-calculateur-mégabytien du CCH qui a été monté au plus profond de la Fosse de Marianne pour de multiples raisons : sécurité, pression, dispersion de chaleur alors que dans le reste de la terre les températures toujours plus élevées ont pratiquement fait disparaitre les réserves d’eau, mers et océans compris sur la planète bleue.
Depuis bientôt un mois, l’ordinateur géant ne cesse d’enregistrer des données au kilomètre dont on ne connait l’origine…. Des hackers féroces, une puissance étrangère mal intentionnée ou bien tout simplement une compilation en direct de ALTAÏR. Personne ne comprend ce qui se passe, il faut attendre la fin du message, si message il y a. Les super intelligences artificielles sont toutes mises en œuvre pour décoder quelque chose, mais toutes restent muettes.
Février 2100
La marée de données ingurgitées de force dans la fosse des Mariannes s’est arrêtée subitement. Les myriades d’intelligences en attente prennent le relai et mâchonnent des milliards de megaoctets jusqu’à l’indigestion. Une chose est sure c’est un colis reçu en provenance d’ALTAÏR. La fin du message donne la marche à suivre pour ouvrir ce colis. Il y a même un petit logiciel pour terrien tout à la fin.
Et on apprend là, avec consternation, que cet immense dossier contient toutes les données nécessaires à la reconstruction d’un être altaïrien avec équivalent de génome complet et petit mode d’emploi.
Tout est prêt pour recevoir le bébé.
Quelle forme aura-t-il ? De quelles connaissances est-il porteur ? Son CV est-il inclus dans son génome ? Est-il possible de le cloner ? Pourra-t-il communiquer avec ses semblables par ondes mentales instantanées ? Sera-t-il un danger potentiel pour l’être humain ? N’est-il pas un cheval de Troie ? Peut-on l’accepter tel quel ? Quel est son mode de reproduction ? pourrait-il envahir la terre par autoreproduction ?
Suite au prochain numéro en provenance de : ALTAÏR
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L’Ehpad s’est éclaté vers l’extérieur jusqu’à ce jour, il faut maintenant le percer pour permettre à la vie de pénétrer à l’intérieur.
Que diriez vous
d’aller prendre un pot à l’Ehpad?
de pouvoir aller y chercher un colis de AMAZONE?
Ou une lettre de la poste?
Ça vous dirait
de faire un concours de pétanque ou de belote au sein de l’Ehpad?
et pourquoi pas de prendre des cours de boxe
ou même de pratiquer la poésie?
Allez partagez
Ceci est un désir personnel………. à adapter
Allez l’Ehpad , épate nous

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La poule grise et le loup noir

Une poule grise se promène en picotant, dehors dedans.
Un loup noir, méchant, aiguise ses deux longues dents, dehors dedans.
Il a une énorme faim, une faim de loup et son estomac est vide, dedans.
Il aimerait bien manger cette grosse poule grise qu’il voit, là, dehors.
La poule se dit : ce loup serait-il méchant ? Chez moi …je rentre vite dedans
Le loup n’a plus rien à se mettre sous la dent.
Il s’approche de la porte doucement, y a-t-il quelqu’un dedans ?
« Il fait très mauvais derrière la porte, dehors.
Je suis un gentil petit loup qui aimerait bien venir, dedans
Je ne suis pas du tout méchant avec mes énoooormes deux dents. »
La poule en l’entendant se dit : il est bien… dehors
Mais elle a un cœur d’or en dedans
Elle ne peut pas le laisser au froid du dehors.
Elle ouvre la porte lentement et passe son plumeau dehors
Le loup affamé bondit sur lui et croque le manche se cassant ses deux dents.
La poule crie alors:
Jamais l’estomac d’un loup n’aura une poule dedans
Tant que les poules n’auront pas de dents.
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Une comptine tinetine
Enfantine tinetine
Serge Michel PIOVEZAN / Pâques 2022
Je suis un escargot
gogo
Je ne suis pas du tout «chaud»
chocho
Mais bien dans ma peau
popo
C’est sur mon dos
dodo
Que je porte mon château
toto
Dedans il y fait très bon
bonbon
C’est mon tonton
tonton
Qui a fait le plafond
fonfon
En forme de colimaçon
sonson
Comme un tire-bouchonchonchon

Avec mes amis, nous glissons
sonson
Sur nos humides talons
lonlon
Sans faire de marathon
non! non!
Si on a faim, nous mangeons
jonjon
Des tendres poivrons
vronvron
Et bien jusqu’au fond
fonfon
J’écoute la radio
ho!hooooooo
J’ai des antennes sur le dos
dodo
Deux belles antennes
tènetène
Je bois aussi de la bonne eau
hoho
Là-bas à la claire fontaine
tèntène
J’ai toujours bonne mine
minemine
Touche mon antenne
tènetène
Si elle se ratatine
tinetine
……….
C’est que je t’aime
T’AIME
T’AIME.
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A la fin des études médicales d’alors, le jeune médecin devait faire son « stage interné ». Non pas qu’il fût plus fou que les autres : il se retrouvait ainsi expédié dans un hôpital périphérique, satellite de son centre universitaire et donc, de son port d’attache. Mais du fait d’un bon classement général pendant mes études, j’avais eu l’opportunité de rester attaché aux hôpitaux universitaires pour effectuer mon stage de fin d’études avec le statut de « faisant fonction d’interne ». (Université de Toulouse)
C’est dans le Centre anticancéreux de la Grave que je dus fourbir mes armes de médecin pendant un semestre entier. Un stage riche, exténuant, parfois abominable, comme lors de cette nuit de garde gravée dans ma mémoire à jamais. Le seul traitement que je pus alors administrer à cet enfant de 10 ans fût de la serrer dans mes bras toute la nuit, pour attendre sa mort au petit matin. Les infirmières qui acceptaient de s’investir dans ces services étaient des anges féminins tombés du ciel pour venir prendre soin d’autres petits angelots aux ailes brisées. Souvent, ils réintégraient trop vite leur paradis déjà perdu. Comment la Nature avait-elle choisi de peaufiner, pendant des millénaires durant, son plus élaboré élément sous la forme de l’Homme conscient de son existence, et de ne pas avoir prévu la protection de son enfant? On ne pouvait blâmer ces femmes adorables et dévouées qui jetaient l’éponge après quelques mois de calvaire passés à contrecarrer avec tous leurs muscles et un mental infaillible, dans ces lieux sordides et nécessaires, ce que la Nature avait de plus ignoble à nous présenter. Ce poids était trop lourd. C’est un continuum de louanges que je leurs adresse ; à Elles, ces inconnues et oubliées dans leurs « services de l’Espoir et de la Passion. »
Après trois jours d’examens, d’interrogatoires, de discussions et de bavardages à bâtons rompus, j’avais fait plus ample connaissance avec cette nouvelle malade qui venait d’intégrer l’infernal circuit du CCR (Centre Claudius Regaud anticancéreux). C’était une femme dynamique, très vive d’esprit, d’une tonicité explosive avec laquelle un certain lien de complicité s’était noué. Je pensais avoir mis le doigt, au fil de nos conversations, sur le problème grave qui l’avait conduite dans ce service, et qu’elle l’avait intégré et complètement fait sien. En langage clair, qu’elle était précisément là pour le traitement de son cancer du sein.
Aucun des patients de cet hôpital ne pouvait ignorer la raison de leur présence ici. Le centre – qui portait déjà le nom de Claudius Regaud – comprenait un grand pavillon de briques roses, parmi les nombreux autres qui composaient l’hôpital de la Grave, sur les bords de la Garonne. C’était l’époque aussi où nous commencions à parler plus ouvertement de la maladie avec les patients, et même si le diagnostic n’était pas si crûment annoncé que de nos jours, les périphrases significatives, les allusions à peine voilées, ne pouvaient laisser planer l’ombre d’un doute sur la maladie. Mais le malade entendait sans écouter, ou écoutait sans ‘’vouloir’’ comprendre.
Je retrouvais cette patiente à mon retour de déjeuner, à l’internat, sur le parvis ‘’gravillonneux’’ du pavillon. Elle faisait les cents pas, la mine grave. Elle me happa au passage : « Docteur, je sais ce que j’ai ! Je suis surprise… mon père vient de me dire qu’en me cherchant partout dans l’hôpital, il m’avait trouvée tout de suite lorsqu’il avait demandé le pavillon des cancéreux ! »Merci de laisser des commentaires……… si le cœur vous en dit!
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Le Samu et le Tigre
Les deux véhicules du SAMU avaient été positionnés dans la ville de Toulouse à des points stratégiques précis pour répondre, au plus vite, aux sollicitations de la population. Notre véhicule comprenait une équipe de deux étudiants et une ambulancière. Il protégeait ce jour-là le district de la Halle aux Grains de Toulouse, où nous avions un pied à terre. Dans la grande salle de spectacles attenante se produisait un cirque exhibant des bêtes fauves. L’appel de détresse émanait donc pratiquement de derrière la cloison où nous étions en attente. Un TIGRE venait de déclencher une crise cardiaque mitonnée de troubles respiratoires qui, à priori requéraient la mise en place d’une respiration artificielle. –Nous évitâmes de penser au bouche à bouche !– Cependant, la partie semblait incertaine. Certes nous étions programmés pour sauver des vies ! Mon équipier, blême et prostré, se regardait les pieds. Moi, je débutais une danse de Saint Guy. Notre salut, nous le devrons à la sagacité et la promptitude de notre pilote toujours prête à renouveler ses exploits. Elle nous intima l’ordre de regagner très vite l’Estafette et nous démarrâmes en trombe. La première giclée de carburant n’était pas encore consumée, que nous prîmes le Boulevard ….. à contre poil, ballottés d’un côté à l’autre en quittant la zone à vive allure. Quelle mouche avait piqué notre ambulancière ? A l’approche du centre-ville, elle réduisit la vitesse pour s’insinuer dans les ruelles étroites et encombrées, à droite puis à gauche puis à droite encore, reprend une rue que nous avions déjà empruntée dans l’autre sens comme une boussole qui aurait rencontré un électroaimant pour déboucher enfin sur la grande rue BAYARD. Elle se faufila dans la rue de la Colombette bien plus connue à l’époque pour le nombre impressionnant de tigresses dévêtues en parade derrière des vitres que de tigres dyspnéiques. Peut-être pour nous donner du courage, elle décèlera jusqu’au pas d’homme afin d’admirer les corps exhibés du zoo humain. Cependant l’image de la gueule béante du tigre suffocant ne s’était pas effacée. La rue de la Colombette est bien trop courte et nous devions affronter le destin, sans se presser tout de même. Nous arrivâmes essoufflés derrière le mur qui nous avait vu partir pour l’urgence. L’agonisant, hélas, avait rendu l’âme juste avant notre arrivée.
C’est la première anecdote d’une longue série ( étudiante ou médicale) qui peut se poursuivre si vous aimez.
Laisser un petit mot pour m’encourager si c’est le cas. (Commentaires)
D’autres suivront. Soyez là
A la prochaine. Merci
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Hello mommy… No, please don’t turn away, I’m right here. I know you so well, although as yet you don’t know me. I am inside you – I snuggle here deep inside of you. I am the blossom that you nurture day by day. I’ve been waiting for eight long months to talk to you. Listen to me, put one ear close to your belly. Here it comes, I feel a shudder. I have ears but I can’t hear. I have a mouth but it is mute. My eyes are half-closed and I can’t see a thing; but when you are sad, I cry with you, and my tears melt. And at night, I sense the muffled tremors of your soft voice, the sweet echo of your nightly caress, but also mysterious thunder and sometimes frightening shockwaves.
I can imagine the pain waving over us with every muscle contraction. Who would want to attack you so cruelly in your world outside? It makes me so sad. Mommy dearest, I promise you that my love for you knows no bounds and that, when the day comes, I will defend you with my whole being. Just see how fast I am growing. After all, you feed me so well with your goodness. Do you hear my heart beating fast in your ear? It is beating for you and I will always watch over you.
After the hard journey that awaits me, no one will ever hurt you again. I will never stop crying while I feel that you are sad. I’ll cover myself in a horrible rash to distract and protect you. I will even go so far as to die for you, mommy dear. I will not eat again until serene love returns.
When you are old and weary, I will carry you in my arms. And let me say that if your ears can no longer hear, I will paint fairytale landscapes for you. If your eyes can no longer see, I’ll kiss your wrinkled hands and your sunken cheeks … and you will recall those subtle waves of caresses from the past.
Traduction assurée aimablement par Dick DAVIES. (MAMAN CHÉRIE) MERCI
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Petite énigme vraie
Ou comment agrémenter le repas de 10 personnes pendant 10 jours avec une seule sardine.
L’histoire se passe pendant la guerre et plus précisément dans une tranchée où mon grand-père attendait avec impatience que la situation évoluât. IL était avec une dizaine de ses compagnons d’infortune embourbé dans ce trou ignoble depuis de longues semaines et rien ne se passait. Tellement ce rien était néant total que plus aucun approvisionnement n’était parvenu jusque-là de longue date. La ration de pain aussi dur qu’une tête d’obus s’amoindrissait dangereusement et la faim était la seule chose qui ne les avait pas oubliés. Le moral usé, un jour béni des dieux pourtant lointains, arriva. Un vaguemestre incertain déposa un colis inattendu au contenu odoriférant. Il l’ouvrit avec empressement et tomba d’emblée sur l’objet suspect : Une sardine … et une seule. Il resta interloqué, sidéré pendant quelques instants. Mais mon grand-père restait rarement longtemps en mode standby. A peine germée, l’idée passa dans les rangs. Il fallait permettre à dix personnes de manger avec plaisir, si ce n’est avec abondance, et cela au moins dix jours, passage prévu d’un possible ravitaillement.
Posez-vous dans votre canapé bien douillet, servez-vous un bon whisky tourbé, fermez les yeux et transportez-vous dans une tourbière sanieuse et pestilentielle.
Comment auriez-vous fait ?
Mon Génial grand père l’a fait.
Donnez-moi votre réponse dans ’’LAISSER UN COMMENTAIRE’’ CI-DESSOUS si vous êtes aussi fort(e) que lui.
Réponse suivra
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Ce gringalet quinquagénaire me fait appeler à trois heures du matin pour une rage de dent qui dure depuis deux jours. Je n’ai pas encore fermé l’œil. J’enrage aussi.
Dans sa campagne profonde, au bout d’un chemin terreux, je le trouve enveloppé de pénombre et je le sens bizarre. L’œil est torve, le nez morve et la mâchoire difforme, l’haleine fétide, le tonus atone mais la verve haute.
Deux litres d’ARMAGNAC du plus typé de nos contrées n’ont pas pu venir à bout de sa pathologie cette fois-ci. Pourtant ils ont été patiemment et précautionneusement instillés sur ce reliquat de molaire infectée qui lui faisait si mal. Le chicot est resté insensible mais le précieux liquide réparateur s’est subrepticement infiltré jusqu’au plus profond de ses entrailles et de ce qui lui reste de cervelle fonctionnelle, à l’origine d’un accueil ce soir-là pour le moins peu chaleureux.
Une série de longues piqûres parfaitement adaptées sont venues tout de même à bout des microbes pourtant déjà alcoolisés de cet énergumène. Après deux jours de distillation interne intensive et sa joyeuse jovialité retrouvée, il vient me remercier pour mes bons soins à grands renforts de salamalecs.
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Avec les menottes, elle remonte ses bottes
En tremblant, elle surveille son hôte,
Il lui baisse la culotte, haletant,
Offense suprême, et se répétant,
Un corps de femme livré au bourreau
Y-a-des salauds même devant les barreaux.
Traduction google à corriger……chiche!
Con le manette si tira su gli stivali
Tremante, guarda il suo ospite,
Le tira giù le mutandine, ansimando,
insultato supremo, e ripetendosi,
Il corpo di una donna consegnato al carnefice
Ci sono bastardi anche davanti alle sbarre.
Con las, ella se levanta las botas
Temblando, mira a su anfitrión,
Él le baja las bragas, jadeando,
Suprema ofensa, y repitiéndose,
El cuerpo de una mujer entregado al verdugo.
Hay bastardos incluso frente a los bares.
With the handcuffs, she pulls up her boots
Trembling, she watches her host,
He pulls her panties down, panting,
Supreme offense, and repeating
A woman’s body delivered to the executioner
There are bastards even in front of bars.
Cù e manette, tira e so stivali
Tremula, guarda u so ospite,
Ellu tira i so mutandine, ansimanti,
L’offesa suprema, è si ripete,
U corpu di una donna cunsegnata à u boia
Ci sò bastardi ancu davanti à i bars.
手錠でブーツを引き上げる
震えながら、彼女は自分のホストを見て、
彼は彼女のパンティーを引き下げ、喘ぎ、
最高の攻撃、そしてそれ自体を繰り返す、
死刑執行人に届けられた女性の体
バーの前にもろくでなしがあります。
Tejō de būtsu o hikiageru furuenagara, kanojo wa jibun no hosuto o mite, kare wa kanojo no pantī o hikisage, aegi, saikō no kōgeki, soshite sore jitai o kurikaesu, shikei shikkō hito ni todoke rareta josei no karada bā no mae ni mo rokudenashi ga arimasu.
帶著手銬,她拉起靴子
她顫抖著看著她的主人,
他拉下她的內褲,氣喘吁籲,
至高無上的冒犯,並重蹈覆轍,
女人的屍體交給劊子手
甚至在酒吧前面也有混蛋。
Dài zhuó shǒukào, tā lā qǐ xuēzi
tā chàndǒuzhe kànzhe tā de zhǔrén,
tā lā xià tā de nèikù, qì chuǎnxūyù,
polonais
Z kajdankami podciąga buty
Z drżeniem obserwuje swojego gospodarza,
Ściąga jej majtki, dysząc,
Najwyższa obraza i powtarzając się,
Ciało kobiety dostarczone do kata
Dranie są nawet przed barami.
Portugais
Com as algemas, ela puxa as botas
Tremendo, ela observa seu anfitrião,
Ele puxa a calcinha para baixo, ofegante,
Ofensa suprema, e se repetindo,
Corpo de mulher entregue ao carrasco
Existem bastardos até na frente dos bares.
Latin
Manicis trahit ocreas suas
Tremens, videt hospitem suum;
Deducit anhelans;
Summam offensam repetens;
Corpus mulieris carnifici traditum
Nothi sunt etiam pro vectibus.
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« Bonjour Monsieur,
_ Bonjour Mademoiselle. »
Je descends lentement la rue qui conduit au centre de la ville. Quelques passants déambulent mollement. De nombreuses jeunes femmes seules rejoignent leurs familles au sortir des magasins où elles travaillent. Celle qui vient de me saluer, moi, l’homme seul, encore jeune, m’apparait soudain comme originale. La dizaine d’autres que je viens de croiser fait profil bas. Le téléphone portable n’a encore pas pris la place exagérée qu’il connaitra deux décennies plus tard. L’une détourne son regard du coté inintéressant des murs enfumés des édifices alignés, de façon volontaire, l’autre manipule fébrilement l’extérieur de son sac à main tout aussi inutilement afin de n’avoir pas à croiser mon regard. Une autre me frôle, rigide, en fixant sans expression le but à atteindre. Si j’initie le bonjour, pour voir, je n’obtiens aucune réponse. J’essaie de rendre ma voix plus grave, la plus inexpressive de peur de choquer mais obtiens le même résultat. Ma petite expérience du moment, je la renouvelle plusieurs jours d’affilés. Il faut que je me plie à l’évidence : Ce n’est pas une bougonnerie de la gent féminine, mais quasi sûrement le fruit d’une éducation voulue. Cette idée est à creuser. D’où vient cette attitude stéréotypée, comment s’est-elle propagée et quelle en est la finalité.
A la réflexion, il ne semble nullement besoin de faire des recherches profondes dans des archives poussiéreuses pour désigner banalement les mamans comme ‘’transmetteuses’’ de cette pratique ancestrale.
Mais n’y a-t-il pas là une faille éducationnelle ?
Si on se réfère aux études éthologiques qui théorisent le comportement animal (et en miroir peut être humain), la pratique peut engendrer des phénomènes étranges et contraires aux buts recherchés. Effectivement, un regard fuyant ou orienté vers le sol peut être interprété comme signe de soumission. Dans ce cas, la moindre rencontre fortuite homme / femme perturbe d’emblée la relation d’égalité naturelle attendue. La petite fille qui a toujours entendu rabâcher (pour son bien évidemment) sa mère mais surtout sa grand-mère, qu’il ne FALLAIT pas soutenir le regard des garçons de passages, s’offrira d’emblée comme vis-à-vis faible. L’homme qui se doit d’être dominant (cette supériorité est induite par l’erreur de laisser croire que la femme est soumise) est ainsi encouragé à décupler son désir de puissance fictive. Il faut évidemment tempérer cette assertion lorsqu’on assiste, à vrai dire, au peu de persévérance manifestée par la majorité des hommes. Cependant, ne serait-il pas plus judicieux d’éduquer nos fille jeunes à présenter un regard ferme et convainquant au prime abord, dénué de sentiment de peur et de soumission. Une étude de « socio-comportementologie » serait bienvenue.
Cette réflexion m’est apparue évidente lorsque, maintenant arrivé à un âge mûr, j‘intercepte tout au long de mes promenades des bonjours et des bonsoirs plus fréquents. Je peux admirer, de face, les belles frimousses des filles qui détournaient le regard jadis lorsque je représentais sûrement pour elles un danger potentiel.
Il faut que les filles affirment leur statut d’égalité dès le premier instant, aux hommes qui ont une représentation faussée de la valeur de la femme altérée pas des attitudes de soumission dictée à tort depuis des siècles par des grand-mères soucieuses.
Ceci implique une éducation spécifique dès la petite enfance.
Donnez votre avis ci-dessous DANS COMMENTAIRES , avez vous ressenti la même impression?
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Lecture 20 min
Après Mars et quelques gros cailloux proches, l’Homme, fidèle à sa nature qui est imprimée inéluctablement dans son génome, tentera de quitter son environnement immédiat. Il a fait un petit tour sur la Lune et Mars n’a qu’à bien se tenir. Les autres planètes inhospitalières seront pour longtemps négligées. Leur intérêt restera d’ordre scientifique bien sûr. Que reste-t-il des rêves hyper-lointains?
Même Proxima du Centaure à 4 années-lumière (40 000 000 000 km) est une utopie, alors qu’il faut 9 mois de trajet pour aller sur Mars et vingt minutes sont nécessaires pour le transfert de la voix à la vitesse de la lumière.
Alors ! Par quelle supercherie pouvons-nous affirmer qu’un jour nous « irons » sur les étoiles les plus proches, dans une limite de vingt à trente années-lumière. Pourquoi ces distances-limites : Pour permettre à l’humain en question de savoir s’il a atteint son but sur l’Etoile lointaine. Il faut considérer le double de temps (aller et retour de l’information) contenu dans une durée de vie humaine. Cette restriction n’étant pas obligatoire.
Effectivement, les progrès faramineux obtenus ces dernières dizaines d’années dans de nombreux domaines scientifiques nous permettent de soupçonner une solution accessible. Il est sûr que les premières décennies à venir ne verront pas se réaliser ce rêve fou. Il y a une chance que les bébés qui naissent aujourd’hui assisteront à la concrétisation de ce projet. Transportons-nous dans les quatre vingtièmes années de ce bébé. Disons les années 2100. C’est parfaitement plausible.
Mais avant tout, voyons dans quelle situation se trouvent les découvertes au début du 21ème siècle.
L’homme bionique commence à émerger doucement non pas de l’océan comme son lointain prédécesseur, mais des laboratoires de recherche. Tout d’abord le travail des céramiques, des métaux et des plastiques, les implants et enfin les prothèses statiques a vite été suivi par l’élaboration d’organes artificiels. Par la suite ? Ils sont devenus intelligents, pilotés par la pensée. Cœur artificiel, œil bionique, membres commandés par la volonté. Petit à petit l’humain s’habitue et accepte de vivre et utiliser des parties étrangères à lui-même et les intègre dans son schéma corporel. Il n’est pas interdit de rêver, même à notre époque, à la réalité d’un être pouvant penser et se mouvoir, vivre et communiquer alors que son corps physique serait, en grande partie, artificiel. La plaisanterie actuelle traite de « bioman » l’ami qui est porteur de prothèses multiples, hanches, genoux, valves cardiaques, stents, et un peu plus tard audition et vision sur rétine et cochlée connectées.
Dans le même temps et avec encore plus de célérité, les mathématiques, les algorithmes et enfin l’intelligence artificielle explosent. Les ordinateurs neuronaux progressent. Le concept de l’informatique neuromorphique combinant la biologie, la mathématique, l’ingénierie électrique, l’informatique, aboutit à l’intelligence artificielle. Un puissant processeur neuromorphique est en fonction dans les années 2020, simulant le cerveau avec ses tout-petits 16 milliards de synapses. On est très très très loin de la capacité phénoménale du cerveau avec au moins 10000 billions de connections inter neuronales.
Les décennies qui ont suivi se sont attachées à « donner une conscience » à l’intelligence artificielle rudimentaire déjà connue et travaillée sans cesse.
Nous sommes donc en 2100. Les êtres humains se sont dispersés sur les planètes environnantes non sans mal. Avec le temps, les gros problèmes psychologiques rencontrés dans la toute simple approche de mars des années trente sont dissipés. Effectivement, l’attachement à notre bonne patrie primitive s’est estompé. C’est une histoire ancienne. La terre serait plutôt ressentie comme un village troglodytique encore habité au début du XXI ème siècle. Il représente l’habitat des ancêtres du début de l’humanité.
L’intelligence artificielle côtoie l’intelligence humaine. Les algorithmes complexes deviennent solides à souhait.
Les déplacements physiques eux sont toujours limités par les lois de la nature. Des moteurs nouveaux ont été inventés et mis au point. Moteurs à plasma de toute sortes, moteurs a variation séquentielle de gravité ne permettant que des relatifs sauts de puces vu l’immensité de l’Univers. L’exploration des systèmes stellaires est toujours à zéro. LES CONNAISSANCES dans le domaine de l’astronomie sont par contre gigantesques. Des contacts avec des intelligences en provenance d’autres univers sont nombreux et en voie de traitement. La complexité est insurmontable. Et pourtant, dans l’immensité des contacts en zone intersidérale proche (environ 10 années-lumière de chez nous), une « Station Céleste » digne d’intérêt a été détectée sur un de nos satellites solaires dépourvu d’atmosphère. Le signal de l’exo-planète Gliese 581c connue depuis 2007 a été capté en 2060, située à 20 années-lumière. Les éléments captés, de nature inconnue, s’apparentent à ceux que notre civilisation enverrait si nous recevions un appel d’une autre planète. Ceci présage une exo-civilisation au même niveau technologique que le nôtre, ce qui faciliterait le contact. Bien sûr, des données précises sur notre planète et son degré d’évolution ont été transmises dès la détection. Ce n’est donc qu’après 40 années d’attente représentant l’aller-retour des données et des réponses que nous commençons à faire connaissance avec eux. Pas d’image reçue contrairement à ce que nous avions fait au vingtième siècle lorsque le programme intersidéral avait envoyé une plaque représentant notre espèce. C’était une image fixée sur le vaisseau spatial en l’occurrence. L’information reçue, décodée, pourrait faire dire que les gliesiens sont filiformes et de plusieurs dizaines de mètres de taille. Cette taille démesurée pourrait s’expliquer par le type de pesanteur existant sur cette planète. La pseudo-forme imaginée, hélas imprécise, ferait penser à des êtres qui pourraient « voir » dans les ultraviolets lointains ou même par les ondes radio. La ‘’correspondance’’ Terre/ Gliese se faisant en flux continue, la transcription des messages, très difficile et de qualité insuffisante, laisse beaucoup de zones d’ombre. De longues années seront nécessaires pour une véritable communication.
Cependant, la relation intersidérale entre deux civilisations reste primordiale dans notre démonstration. Nous sommes bien loin d’avoir trouvé la solution du transfert de l’humain.
Reprenons ensemble le statut simplifié de la vie sur terre.
En dehors du monde des pierres et des roches, des liquides et des gaz représentant le monde inanimé, froid et statique, on trouve simultanément le monde animé, chaud et vivant. Ces deux entités s’entremêlent. La plus primitive constitue le monde inanimé et une autre plus subtile apparue bien plus tardivement sur terre : la vie. Le monde minéral est issu du big bang et quatre milliards d’années plus loin apparait le monde en évolution du vivant. Le vivant a colonisé le minéral pour le faire bouger. Les atomes primitifs déversés dans l’immensité des espaces galactiques constitutifs du monde inerte se sont laissés façonner par la volonté des premières structures contenant la vie. Les premières cellules portant cette étincèle de vie devaient être, oh oui, très petites. Pour notre civilisation et notre monde, c’est l’atome de carbone qui s’est rapproché d’un autre carbone au gré des mouvements fracassants de cette explosion hors du commun. Le monde environnant hyper énergétique et cinétique a abouti, par une alchimie inconnue, à la constitution des premières petites molécules biologiques. Avec l’aide du temps, qui avait tout son temps, les divers remaniements de ces premières molécules ont fini par constituer des ersatz d’acides ribonucléiques ensuite organisés en gènes et la grande marche était alors lancée. Les acides ribonucléiques ont ensuite inventés des outils dont ils ont conservé la formule, pour progresser dans une ÉVOLUTION inéluctable encore présente de nos jours. Ils ont soumis à l’évolution l’invention des enzymes capables de moduler des protéines, à moins que des protéines présentes dans le bouillon originel se soient présentées à eux. Puis sont arrivés des outils biologiques encore plus performants des ciseaux, des duplicateurs, des redresseurs d’erreur utiles à la réplication à l’identique des acides désoxyribonucléiques maintenant organisés en petites séries de gènes.
Tout ceci pour montrer la prévalence de la vie avec ses informations pratiquement immatérielles contenues dans les gènes par rapport aux composants statiques et interchangeables des corps physiques.
Venons-en à notre propos : permettre aux humains de voyager aux confins de l’univers. Une intelligence SUR PLACE prête à nous accueillir doit être présente. Cette condition est incontournable. Nous l’allons voir.
En 2080, nous venons de terminer grâce à nos immenses ordinateurs neuroniques la mémorisation informatique de la totalité des données constituant le cerveau d’un de nos plus grands chercheurs. Cela représente (même compressé !) un dossier informatique biologique « géantissime ». Il pourra cependant, comme tout dossier informatique, être envoyé à nos correspondants gliesiens qui ont probablement progressé eux aussi dans ce domaine. Cette information mettra vingt ans à la vitesse des radiations électromagnétiques à arriver à bon port. Après réception totale du fichier, Les extra-terrestres gliesiens pourront converser par ordinateurs interposés (après 2100) directement avec le sosie informatique du professeur resté sur terre et dupliqué sur Gliese. Ce ‘’professeur-sosie’’ est par contre immortel dans son état informatique initial mais pourrait aussi progresser, ceci au bon vouloir des gliesiens hôtes. Nous noterons au passage que le professeur-2 a pris la qualité d’immortel dans sa représentation informatique mais non indestructible comme tout fichier électronique.
Si on veut pousser plus loin les limites, rien ne nous empêche de penser que la reconstruction de corps physique du professeur soit possible. L’information sur la structure potentielle de son corps existe. Si on donnait tous les atomes nécessaires aux diverses enzymes pour reconstruire à l’image de l’original, nous pourrions obtenir, sans intérêt évident, au moins le cerveau du professeur à 20 années-lumière de distance. A l’instar de nos prothèses actuelles, il sera possible de brancher sur ce cerveau artificiel, des effecteurs physiques comme jambes, bras, mains, yeux, oreilles et bien d’autres récepteurs qui ne font pas partie de la panoplie que la nature nous a offert sur terre. Par exemple : voir avec les infra rouges, le ultraviolets, directement les rayons X mais aussi la pesanteur, l’attraction céleste et d’autres à inventer. Le Professeur-2 devenu gliesien pourra même lancer un message à son double lui-même resté sur terre et au reste du monde ancien :
« Les gliesiens parlent aux terriens……. 2021
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-Exceptionnel-
Sòura la fnestra dla mi cusóina
U i èra tut i dè un gril
L’amniva a cantê la su cansòun
L’era bel, nir, luzènt,
ma è cantèva sempri la médésma stòria.
Un dè, a sera straca, un pò mel a tla testa
Ó ciap ste gril
È a l’o mes a t’ lerba
D’alongh dla fnestra
Ma l’aviva trop d’inteligensa
Le pas trè dé sensa cantê
E l’è rtorn cheza
Aviva tròv un nid’ ad pasaròt
Duvè lu l’andeva durmê
U sè rmes a cantê
Una cansòun ch’l’aviva cambiè
L’è stè trè dé matera
Una bela l’a imparè.
Ecrit en patois san marinais ( cf: République de Saint Marin) par ma mère à l âge de 92ans et transcrit phonétiquement par moi même et sans règles précises.
Cette langue a été réduite en un dialecte peu usité actuellement au profit de l’Italien (langue officielle de la République).
Scritto in "patois" sammarinese (cfr: Repubblica di San Marino) da mia madre all'età di 92 anni e trascritto foneticamente da me e senza regole precise. Questa lingua è stata ridotta ad un dialetto attualmente poco utilizzato a favore dell'italiano (lingua ufficiale della Repubblica).Per favore correggi il testo per me, lasciando un commento. Grazie
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Il est une constante dans l’élaboration d’une religion, aussi ancienne soit-elle, de considérer systématique un au-delà salvateur. L’angoisse métaphysique probablement acquise petit à petit tout au long des millénaires de façonnement du cerveau et de son corollaire le psychisme est inhérente à l’Homme. Rechercher sans cesse comment annuler cette douleur mentale a conduit les premiers hominiens « cérébrés » à générer une pensée positive. Ainsi est né le principe du « paradis ». Je ne parle pas du paradis terrestre des catholiques, mais son générique représentant l’état de félicité acquise après la mort. La localisation de ce paradis, sa structure, son fonctionnement varie d’une religion à l’autre. Telle religion le représente comme un domaine céleste regroupant tous les humains dans une joie infinie, telle autre un bonheur immédiat indicible et sans fin. Au gré des civilisations, ce peut être une métempsychose avec sa réincarnation qui se répèterait jusqu’à atteindre une éternité bien méritée. Bien sûr la perspective de revenir sous la forme d’une limace oblige ce terrien à respecter la vie quelle qu’elle soit sur terre. La perspective de retrouver des myriades de femmes vierges dans l’au-delà peuvent expliquer peut être le comportement déviant de quelques énergumènes très primitifs prêts à tout.
Mais si le paradis est un aboutissement recherché de la vie, sa présentation va différencier les diverses religions. Toutes exigent un comportement irréprochable pendant la vie terrestre. Hélas, l’Homme étant ce qu’il est, cette obtention du paradis semble bien compromise pour la plupart des humains. Exception faite de son antonyme l’enfer qui recevrait tous les parias de la religion chez les Chrétiens, il faut donc en déduire que quelle que soit la croyance religieuse de chaque humain, nous nous retrouverons côte à côte dans l’au-delà. En corolaire, il parait donc IMPÉRATIF de devoir accepter coute que coute son voisin même sur terre, serait-il noir, blanc ou jaune, Chrétien, Juif, Musulman ou autre Hindou.
Allons, faisons un effort dans cette vie
Comme une sorte d’entrainement pour l’au-delà.
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Je vous présente Modeste BIAISE, un homme encore jeune, mais atypique comme il en existe toujours un ou deux dans chaque village. Son cerveau contient une seule plaque de circuit imprimé où les électrons sautent, comme il se doit, de trou en trou électronique pour faire fonctionner le circuit. Chez lui, on ne trouve que des trous. Aujourd’hui il part, sûr de lui, voir son médecin qu’il connait bien.
« Quoi de neuf Momo ?
– Docteur, j’ai ‘’mon muscle’’ qui est devenu tout mou.
– Quel muscle ?
– Vous voyez bien quel muscle ; Avant il était plus dur que mon biceps quand je portais un sac de 50 kg .
– Ah je vois. Mais, mon ami, ce n’est pas un muscle.
– Comment ça ? Vous avez entendu parler de bander ses muscles, non ? Les kinés connaissent,EUX.
– Il vaudrait mieux voir un urologue.
– Non, non, je vous dis que je veux avoir des séances de kiné pour re-musculation, rapido.
– Bon ça va, tu es comme les vaccino-sceptiques, tu n’écoutes rien. Je te donne une ordonnance pour trois séances de kiné, en général, ça suffit. »
Le Médecin note sur une ordonnance :
Trois séances de massages profonds par AMK* D.E (diplômé d’état).
Trois mois plus tard, Momo arrive de nouveau chez son médecin :
« Eh bien, Momo, comment va ?
– Très bien Docteur. Ma kiné demande une prolongation de soins avec trente séances de plus.
– Comment se sont passées les trois premières ?
– Parfait, comme dit ma Kiné. La première, moyennement, mais à partir de la seconde elle a même demandé la vérification, et alors, à la troisième, elle a été très contente de son travail.
– Mais dis-moi Momo, Combien as-tu payé la séance ?
– 75 € ? un peu cher, pas beaucoup remboursée mais très efficace, comme je me doutais dès le début.
– Mais où se trouve cette Kiné ?
– A Toulouse, pas de kiné libre dans la région. Elle a une plaque à l’entrée de son cabinet avec D.E. dessus comme vous avez prescrit.
– Beaucoup de monde dans la salle d’attente ?
– Pleine.
– Des hommes, des femmes ?
– Euh, mais… surtout… ou même, que des hommes, ‘’j’avais’’ pas remarqué.
– Normal, les muscles c’est une affaire d’hommes…
– Très bien, je te fais une ordonnance. »
Le médecin écrit :
Mr Modeste Biaisé.
(En faisant bien attention, encore que ce jour il hésite, à ne pas oublier le « I » comme lui répète sans arrêt Momo à chaque fois? à la suite des recommandations de sa mère depuis son enfance).
Trente séances supplémentaires de massages par APP D.E.* à DOMICLE.
« Je te prescris les séances à domicile, ça me parait beaucoup plus facile. »
*AMK D.E. Acte masseuse kinésithérapeute diplômée d’état
*APP D.E. Acte péripatéticienne diplômée d’état.
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Une »nécro » inquiétante.
Le soleil se couche voluptueusement dans les tourbillons d’air chaud qu’il a lui-même engendrés au-dessus du lac. Un homme déchausse ses pédales et pose un pied à terre pour répondre à un appel de son portable. Il crie d’emblée très fort et je ne peux que l’entendre :
« Allo, et ben, alors… Je t’attends. Comment ça…. t‘es malade ! A bien… je comprends, qu’est-ce que tu as ? L’épaule ne va pas ! Depuis quand ? Trois semaines ! Mais qu’as-tu fait ? Rien ! Que dit ton médecin ? Rien, il dit d’attendre, ça ne m’étonne pas il n’y connait rien, je le connais il fait semblant de savoir, il faut que tu vois un médecin spécialiste. C’est une tendinite ! Ça ne m’étonne pas, c’est sûr une tendinite de la coiffe, oui c’est ça ! Aie aie aie, il te faut voir un spécialiste, oui mais un qui coupe… oui un vrai, il y en a dans les grandes villes, oui un qui coupe, qui ouvre quoi. »
C’est sûr, à l’autre bout de l’onde, son ami n’a pas beaucoup ce chose à dire, mais il a pâli certainement.
« T’as fait des radios ? Ola la, mais il faut la faire, sinon on ne voit rien, demande à ton médecin mais il ne voudra peut être pas, il faut une radio pour voir les tendons ! Insiste… la coiffe ça peut être important. Et en plus, c’est peut être une algooo…algodystrophie voilà c’est ça. Et une algo ça dure longtemps, c’est une M… Qu’est-ce que c’est une algodystrophie ? Et bien …une algo… c’est … une … nécro…, oui une nécrose* des tendons de la coiffe. Et alors làaa. »
Son ami n’est plus pâle, mais cramoisi.
« Oui, pour moi, je te le répète, vois vite un spé qui coupe, y a que ça à faire. Oui, à la revoyure, tu me diras la suite. Ne t’inquiète surtout pas, ce n’est pas grave… allez… ciao ciao. »
Son ami est certainement en croix, étalé par terre.
Il aboute ses cale-pieds,’’ s’en-selle ‘’en sifflotant et disparait, manifestement heureux de sa téléconsultation positive.
Moi, je pense tout haut, comme lui : « C’est pas sûr qu’on se revoit. Te fais pas de la bile, je suivrai ta nécro … logie. »
*Nb : Nécrose= mort cellulaire.