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La poule grise et le loup noir

Une poule grise se promène en picotant, dehors dedans.
Un loup noir, méchant, aiguise ses deux longues dents, dehors dedans.
Il a une énorme faim, une faim de loup et son estomac est vide, dedans.
Il aimerait bien manger cette grosse poule grise qu’il voit, là, dehors.
La poule se dit : ce loup serait-il méchant ? Chez moi …je rentre vite dedans
Le loup n’a plus rien à se mettre sous la dent.
Il s’approche de la porte doucement, y a-t-il quelqu’un dedans ?
« Il fait très mauvais derrière la porte, dehors.
Je suis un gentil petit loup qui aimerait bien venir, dedans
Je ne suis pas du tout méchant avec mes énoooormes deux dents. »
La poule en l’entendant se dit : il est bien… dehors
Mais elle a un cœur d’or en dedans
Elle ne peut pas le laisser au froid du dehors.
Elle ouvre la porte lentement et passe son plumeau dehors
Le loup affamé bondit sur lui et croque le manche se cassant ses deux dents.
La poule crie alors:
Jamais l’estomac d’un loup n’aura une poule dedans
Tant que les poules n’auront pas de dents.
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Une comptine tinetine
Enfantine tinetine
Serge Michel PIOVEZAN / Pâques 2022
Je suis un escargot
gogo
Je ne suis pas du tout «chaud»
chocho
Mais bien dans ma peau
popo
C’est sur mon dos
dodo
Que je porte mon château
toto
Dedans il y fait très bon
bonbon
C’est mon tonton
tonton
Qui a fait le plafond
fonfon
En forme de colimaçon
sonson
Comme un tire-bouchonchonchon

Avec mes amis, nous glissons
sonson
Sur nos humides talons
lonlon
Sans faire de marathon
non! non!
Si on a faim, nous mangeons
jonjon
Des tendres poivrons
vronvron
Et bien jusqu’au fond
fonfon
J’écoute la radio
ho!hooooooo
J’ai des antennes sur le dos
dodo
Deux belles antennes
tènetène
Je bois aussi de la bonne eau
hoho
Là-bas à la claire fontaine
tèntène
J’ai toujours bonne mine
minemine
Touche mon antenne
tènetène
Si elle se ratatine
tinetine
……….
C’est que je t’aime
T’AIME
T’AIME.
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Il n’était ni bélître ni parangon dans sa vie de tous les jours, sa péniaphobie l’obligeait à travailler toujours plus. Éternel égrotant, ses efforts bigorexiques ne le rendaient pas heureux pour autant. Parfois un peu égrillard, il pratiquait avec excellence les flagorneries nombreuses, soutenues par des blandices recherchées qui arrivaient à séduire ses affidés certes, mais surtout les anachorètes lors de rares rencontres stochastiques. Ses multiples voyages soutenus par une hodophilie quasi génétique et ses promenades au sein de pétrichors enivrants lui faisaient tenir parfois des coquecigrues inhabituelles. Ses amis rompus à ses discours immarcescibles et compendieux ne supportaient pas que ses perles toujours coruscantes soient transmutées en vulgaires palabres sibyllines de premier benêt venu. Il parvenait très vite à reprendre ses esprits lorsqu’il pénétrait dans le reposant psithurisme de sa forêt.
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Je ne comprends pas pourquoi dans la vie de tous les jours on complique la sécurité avec des clefs, des codes alambiqués et des obligations réglementaires allant parfois jusqu’aux portes de l’absurde afin de palier les accidents de tous ordres, alors que dans le domaine médical, on fait l’inverse sciemment: Fermeture des urgences par manque de personnel et d’anticipation, défaut persistant de médicaments parfois essentiels dans les pharmacies par restrictions budgétaires, déficit grave de médecins par décisions erronées, tentatives de déstabiliser les professionnels médicaux pour mieux les soumettre aux directives insoutenables, allecher les infirmières (non formées) pour remplacer les médecins non gratta pour des raisons dogmatiques, laisser dangereusement errer les malades mentaux sans suivi précis, abandonner la médecine scolaire laissant les enfants dans des situations de pénuries intolérables, sans parler de la bombe à fragmentation insinuée dans la vie des enfants aux confins de la psychiatrie infantile devenue invisible par manque d’intérêt et de soutien.
La société humaine française déliquescente va devoir payer très cher cette incurie qui s’est développée sournoisement en son sein.
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Un nouveau-né extraterrestre est attendu.
Les nuages lourds de particules et l’atmosphère poisseuse environnante ne laissent aucune chance aux rayons de soleil de pénétrer dans le bureau récemment imprimé. Les ouvertures sont volontairement exiguës pour éviter les intoxications respiratoires et les conjonctivites de stress. Le soleil n’est uniquement visible que quelques minutes par jour lorsque le canon a électrons entaille une faille dans la purée extérieure. Les quelques humains encore présents dans la contrée peuvent ainsi jouir de cet instant magique mais artificiel. Et dire que nos ancêtres pouvaient se laisser griller allègrement tout le jour durant sous la brulure d’un soleil torride. Aucun humain ne peut sortir plus d’une demi-heure dans cet enfer sans risquer un encombrement bronchique de particules de toutes tailles. Souvent le téméraire irréductible doit passer au désagréable lavage alvéolaire à son retour. Ainsi, tous les travaux extérieurs sont exclusivement réalisés par des humanoïdes. De surcroit, les hommes qui n’ont pas émigré vers les planètes voisines, sont atteints d’un mal obscur qui entraine une atrophie progressive des membres allant même, à l’ extrême, jusqu’à une dégénérescence musculo-squelettique. Les exosquelettes sont alors la solution de rechange incontournable. Il est à présager la disparition des membres dans un avenir, certes lointain, mais génétiquement prévisible.
Aujourd’hui deux janvier 2100,
Peter vient de recevoir une notification très importante directement dans son mental. C’est chose rare et donc importante. Il faut dire que depuis les années cinquante, la découverte des ondes mentales permettait de communiquer de cerveau à cerveau après une mise en condition adéquate des émetteurs et des récepteurs. De même il était possible à tout humain de connaitre la pensée et les intentions de son prochain. Cette avancée inimaginable autrefois à modifié les relations humaines faisant disparaitre certains comportements déviants ou pervers.
Le Consortium des Cerveaux Humains (CCH) à heureusement interdit l’accès à ces données du mental aux humanoïdes travailleurs.
« Reçu ce matin, 8h51 locale, le message des habitants de la planète MAS 5623 de l’étoile PROCYON ALTAÏR située à 15 A.L. dans la constellation de l’aigle acceptant le protocole de transfert des données humaines vers elle et vice versa en réponse au message 1507ET33 du 15 juillet 2065 ».
Depuis de nombreuses années et surtout depuis la mise en orbite du télescope HUBBLE, les humains tentaient de détecter une émission artificielle venant de l’Univers qui pourrait laisser penser à l’existence d’une vie extraterrestre. C’est à la fin des années vingt que parmi le brouhaha des réceptions célestes, l’une d’elles paraissait étrange. Mais comment reconnaitre l’étrange parmi l’étrange ? Au fil des années les grandes oreilles des télescopes, toujours plus extravagantes, ont pointé vers un minuscule point situé dans les parages d’ALTAÏR à 15 années lumières de chez nous. C’est de là que devait commencer l’aventure. Un probable message simpliste et lacunaire paraissait provenir d’un monde étrange mais qui a l’évidence consommait beaucoup d’énergie et surtout de l’oxygène. Les spécialistes considéraient cette débauche d’énergie très exagérée par rapport à la frugalité du message transmis. Ces êtres étaient-ils en avance ou en retard par rapport à notre développement scientifique terrien ? Le contact avec cette civilisation n’a eu lieu qu’en 2065 du fait de l’éloignement. Déjà le premier message de 2040 mentionnait de notre part une proposition de transfert humain. Bien sûr, il ne s’agissait pas d’un déplacement physique mais de l’émission d’un dossier contenant des informations de nature génétique augmentée qui pouvait permettre de reconstituer un humain in situ sur ALTAÏR ? Ceci en fonction de leur degré de développement scientifique.
Vingt-neuf janvier 2100 :
branlement de combat au pied du super-hyper-calculateur-mégabytien du CCH qui a été monté au plus profond de la Fosse de Marianne pour de multiples raisons : sécurité, pression, dispersion de chaleur alors que dans le reste de la terre les températures toujours plus élevées ont pratiquement fait disparaitre les réserves d’eau, mers et océans compris sur la planète bleue.
Depuis bientôt un mois, l’ordinateur géant ne cesse d’enregistrer des données au kilomètre dont on ne connait l’origine…. Des hackers féroces, une puissance étrangère mal intentionnée ou bien tout simplement une compilation en direct de ALTAÏR. Personne ne comprend ce qui se passe, il faut attendre la fin du message, si message il y a. Les super intelligences artificielles sont toutes mises en œuvre pour décoder quelque chose, mais toutes restent muettes.
Février 2100
La marée de données ingurgitées de force dans la fosse des Mariannes s’est arrêtée subitement. Les myriades d’intelligences en attente prennent le relai et mâchonnent des milliards de megaoctets jusqu’à l’indigestion. Une chose est sure c’est un colis reçu en provenance d’ALTAÏR. La fin du message donne la marche à suivre pour ouvrir ce colis. Il y a même un petit logiciel pour terrien tout à la fin.
Et on apprend là, avec consternation, que cet immense dossier contient toutes les données nécessaires à la reconstruction d’un être altaïrien avec équivalent de génome complet et petit mode d’emploi.
Tout est prêt pour recevoir le bébé.
Quelle forme aura-t-il ? De quelles connaissances est-il porteur ? Son CV est-il inclus dans son génome ? Est-il possible de le cloner ? Pourra-t-il communiquer avec ses semblables par ondes mentales instantanées ? Sera-t-il un danger potentiel pour l’être humain ? N’est-il pas un cheval de Troie ? Peut-on l’accepter tel quel ? Quel est son mode de reproduction ? pourrait-il envahir la terre par autoreproduction ?
Suite au prochain numéro en provenance de : ALTAÏR
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L’Ehpad s’est éclaté vers l’extérieur jusqu’à ce jour, il faut maintenant le percer pour permettre à la vie de pénétrer à l’intérieur.
Que diriez vous
d’aller prendre un pot à l’Ehpad?
de pouvoir aller y chercher un colis de AMAZONE?
Ou une lettre de la poste?
Ça vous dirait
de faire un concours de pétanque ou de belote au sein de l’Ehpad?
et pourquoi pas de prendre des cours de boxe
ou même de pratiquer la poésie?
Allez partagez
Ceci est un désir personnel………. à adapter
Allez l’Ehpad , épate nous

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A la fin des études médicales d’alors, le jeune médecin devait faire son « stage interné ». Non pas qu’il fût plus fou que les autres : il se retrouvait ainsi expédié dans un hôpital périphérique, satellite de son centre universitaire et donc, de son port d’attache. Mais du fait d’un bon classement général pendant mes études, j’avais eu l’opportunité de rester attaché aux hôpitaux universitaires pour effectuer mon stage de fin d’études avec le statut de « faisant fonction d’interne ». (Université de Toulouse)
C’est dans le Centre anticancéreux de la Grave que je dus fourbir mes armes de médecin pendant un semestre entier. Un stage riche, exténuant, parfois abominable, comme lors de cette nuit de garde gravée dans ma mémoire à jamais. Le seul traitement que je pus alors administrer à cet enfant de 10 ans fût de la serrer dans mes bras toute la nuit, pour attendre sa mort au petit matin. Les infirmières qui acceptaient de s’investir dans ces services étaient des anges féminins tombés du ciel pour venir prendre soin d’autres petits angelots aux ailes brisées. Souvent, ils réintégraient trop vite leur paradis déjà perdu. Comment la Nature avait-elle choisi de peaufiner, pendant des millénaires durant, son plus élaboré élément sous la forme de l’Homme conscient de son existence, et de ne pas avoir prévu la protection de son enfant? On ne pouvait blâmer ces femmes adorables et dévouées qui jetaient l’éponge après quelques mois de calvaire passés à contrecarrer avec tous leurs muscles et un mental infaillible, dans ces lieux sordides et nécessaires, ce que la Nature avait de plus ignoble à nous présenter. Ce poids était trop lourd. C’est un continuum de louanges que je leurs adresse ; à Elles, ces inconnues et oubliées dans leurs « services de l’Espoir et de la Passion. »
Après trois jours d’examens, d’interrogatoires, de discussions et de bavardages à bâtons rompus, j’avais fait plus ample connaissance avec cette nouvelle malade qui venait d’intégrer l’infernal circuit du CCR (Centre Claudius Regaud anticancéreux). C’était une femme dynamique, très vive d’esprit, d’une tonicité explosive avec laquelle un certain lien de complicité s’était noué. Je pensais avoir mis le doigt, au fil de nos conversations, sur le problème grave qui l’avait conduite dans ce service, et qu’elle l’avait intégré et complètement fait sien. En langage clair, qu’elle était précisément là pour le traitement de son cancer du sein.
Aucun des patients de cet hôpital ne pouvait ignorer la raison de leur présence ici. Le centre – qui portait déjà le nom de Claudius Regaud – comprenait un grand pavillon de briques roses, parmi les nombreux autres qui composaient l’hôpital de la Grave, sur les bords de la Garonne. C’était l’époque aussi où nous commencions à parler plus ouvertement de la maladie avec les patients, et même si le diagnostic n’était pas si crûment annoncé que de nos jours, les périphrases significatives, les allusions à peine voilées, ne pouvaient laisser planer l’ombre d’un doute sur la maladie. Mais le malade entendait sans écouter, ou écoutait sans ‘’vouloir’’ comprendre.
Je retrouvais cette patiente à mon retour de déjeuner, à l’internat, sur le parvis ‘’gravillonneux’’ du pavillon. Elle faisait les cents pas, la mine grave. Elle me happa au passage : « Docteur, je sais ce que j’ai ! Je suis surprise… mon père vient de me dire qu’en me cherchant partout dans l’hôpital, il m’avait trouvée tout de suite lorsqu’il avait demandé le pavillon des cancéreux ! »Merci de laisser des commentaires……… si le cœur vous en dit!
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Hello mommy… No, please don’t turn away, I’m right here. I know you so well, although as yet you don’t know me. I am inside you – I snuggle here deep inside of you. I am the blossom that you nurture day by day. I’ve been waiting for eight long months to talk to you. Listen to me, put one ear close to your belly. Here it comes, I feel a shudder. I have ears but I can’t hear. I have a mouth but it is mute. My eyes are half-closed and I can’t see a thing; but when you are sad, I cry with you, and my tears melt. And at night, I sense the muffled tremors of your soft voice, the sweet echo of your nightly caress, but also mysterious thunder and sometimes frightening shockwaves.
I can imagine the pain waving over us with every muscle contraction. Who would want to attack you so cruelly in your world outside? It makes me so sad. Mommy dearest, I promise you that my love for you knows no bounds and that, when the day comes, I will defend you with my whole being. Just see how fast I am growing. After all, you feed me so well with your goodness. Do you hear my heart beating fast in your ear? It is beating for you and I will always watch over you.
After the hard journey that awaits me, no one will ever hurt you again. I will never stop crying while I feel that you are sad. I’ll cover myself in a horrible rash to distract and protect you. I will even go so far as to die for you, mommy dear. I will not eat again until serene love returns.
When you are old and weary, I will carry you in my arms. And let me say that if your ears can no longer hear, I will paint fairytale landscapes for you. If your eyes can no longer see, I’ll kiss your wrinkled hands and your sunken cheeks … and you will recall those subtle waves of caresses from the past.
Traduction assurée aimablement par Dick DAVIES. (MAMAN CHÉRIE) MERCI
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Le Samu et le Tigre
Les deux véhicules du SAMU avaient été positionnés dans la ville de Toulouse à des points stratégiques précis pour répondre, au plus vite, aux sollicitations de la population. Notre véhicule comprenait une équipe de deux étudiants et une ambulancière. Il protégeait ce jour-là le district de la Halle aux Grains de Toulouse, où nous avions un pied à terre. Dans la grande salle de spectacles attenante se produisait un cirque exhibant des bêtes fauves. L’appel de détresse émanait donc pratiquement de derrière la cloison où nous étions en attente. Un TIGRE venait de déclencher une crise cardiaque mitonnée de troubles respiratoires qui, à priori requéraient la mise en place d’une respiration artificielle. –Nous évitâmes de penser au bouche à bouche !– Cependant, la partie semblait incertaine. Certes nous étions programmés pour sauver des vies ! Mon équipier, blême et prostré, se regardait les pieds. Moi, je débutais une danse de Saint Guy. Notre salut, nous le devrons à la sagacité et la promptitude de notre pilote toujours prête à renouveler ses exploits. Elle nous intima l’ordre de regagner très vite l’Estafette et nous démarrâmes en trombe. La première giclée de carburant n’était pas encore consumée, que nous prîmes le Boulevard ….. à contre poil, ballottés d’un côté à l’autre en quittant la zone à vive allure. Quelle mouche avait piqué notre ambulancière ? A l’approche du centre-ville, elle réduisit la vitesse pour s’insinuer dans les ruelles étroites et encombrées, à droite puis à gauche puis à droite encore, reprend une rue que nous avions déjà empruntée dans l’autre sens comme une boussole qui aurait rencontré un électroaimant pour déboucher enfin sur la grande rue BAYARD. Elle se faufila dans la rue de la Colombette bien plus connue à l’époque pour le nombre impressionnant de tigresses dévêtues en parade derrière des vitres que de tigres dyspnéiques. Peut-être pour nous donner du courage, elle décèlera jusqu’au pas d’homme afin d’admirer les corps exhibés du zoo humain. Cependant l’image de la gueule béante du tigre suffocant ne s’était pas effacée. La rue de la Colombette est bien trop courte et nous devions affronter le destin, sans se presser tout de même. Nous arrivâmes essoufflés derrière le mur qui nous avait vu partir pour l’urgence. L’agonisant, hélas, avait rendu l’âme juste avant notre arrivée.
C’est la première anecdote d’une longue série ( étudiante ou médicale) qui peut se poursuivre si vous aimez.
Laisser un petit mot pour m’encourager si c’est le cas. (Commentaires)
D’autres suivront. Soyez là
A la prochaine. Merci
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(NON HOMOLOGUÉ)

NB : Faire en premier la méthode de Heimlich homologuée. (Voir en fin)
………………………………………………………………………………………………
MA PROPOSITION
Manœuvre de H (Heimlich) Aspirée ou
B.A.B.A (Bouche A Bouche Aspiré). (Acronyme comme moyen mnémotechnique).
Préambule :
CETTE METHODE NON HOMOLOGUEE car non expérimentée à ma connaissance, est le fruit simple de mon imagination. Elle peut être tentée cependant en dernière extrémité ante mortem, si les nombreuses tentatives par la méthode classique de Heimlich n’ont pas pu aboutir à l’extrusion du corps étranger coince dans le carrefour aérien de la gorge. (Voir plus loin)
Ma méthode dite B.A.B.A pourrait faire l’objet d’une étude sérieuse hospitalière et je demande à des confrères de me donner leurs avis sur cette proposition.
Est-elle farfelue ou exploitable pour le bien de tous ? Réponse attendue en fin d’article.
Rappel : Utiliser en premier et dans tous les cas
la méthode de Heimlich.
L’inhalation accidentelle d’un objet étranger quel qu’il soit (c’est-à-dire fausse route ou bien « j’ai avalé par le mauvais trou » est une URGENCE ABSOLUE. Ne pas pouvoir respirer plus de 3 minutes peut conduire à la mort.
Taper dans le dos d’un individu debout ou assis peut faire pénétrer l’objet encore plus loin dans les bronches. Ou bien l’individu (faisable avec un bébé ou petit enfant) doit être tenu tête en bas et pieds en l’air pour que l’objet pesant ait tendance à sortir pas la bouche.
Si la personne s‘étouffe et ne peut pas parler : Pratiquer le plus vite possible ‘’ la MANOEUVRE DE HEIMLICH’’
Voir en fin d’article ou par exemple télécharger sur
…………………………………………………………………………………………………………………………………
https://fr.wikihow.com/r%C3%A9aliser-la-man%C5%93uvre-de-Heimlich
…………………………………………………………………………………………………………………………………
MA MÉTHODE ACCESSOIRE B.A.B.A
(Bouche à Bouche Aspiré)
Avant tout appeler les secours 112 / 15 / 18 / 17
A UTILISER APRÈS ÉCHEC DES AUTRES MÉTHODES
Si l’objet étranger n’est pas expulsé par une hyperpression interne au niveau de la trachée induite par la méthode Heimlich (notamment s’il y a peu d’air a l’intérieur du poumon lors de l’inhalation) IL SERAIT PEUT ÊTRE INTÉRESSANT d’amplifier l’expulsion par une aspiration externe
Comment ?
Il existe des procédés physiques (masques aspirants type LIFE VAC° dont je ne connais pas l’efficacité ni la dangerosité.)
Chez l’enfant et le bébé surtout elle peut se pratiquer par aspiration avec la bouche beaucoup moins puissante et traumatisante.
- On se place à genoux derrière l’enfant couché (ou même l’adulte en théorie inconscient)
- On place l’enfant couché sur un coté (plutôt gauche mais non obligatoirement)
- On surélève si possible la partie basse du corps (coussin, habits,…)
- On place un mouchoir ou un linge fin sur la face, bouche et nez compris (chez enfant bas âge) en faisant faire au linge une hernie vers l’intérieur de la bouche.
- On étend le cou du malade, avec mise en extension de la tête vers l’arrière.
- On fait une expiration forcée (on rejette donc l’air contenu dans notre poumon loin de la face de la victime).
- On continue à garder la tête en extension et on se penche pour inclure, au travers du linge, la totalité de la bouche et nez du bébé dans notre bouche grand’ ouverte (pour l’adulte, peut-être, seule la bouche ouverte PEUT ÊTRE recouverte hermétiquement mais il faut alors pincer le nez non inclus).
- On aspire alors plus ou moins fortement en fonction de l’âge et de la corpulence, l’air contenu dans la bouche et poumon du sujet inconscient, afin de créer une dépression pour aspirer le bouchon trachéal.
- Dans le même temps et si possible, on exerce une pression (comme pour Heimlich) sur la région du plexus au-dessus du nombril.
- Attention de ne pas insuffler de l’air maladroitement et enfoncer encore plus le corps étranger.
- On décolle la bouche et on reprend son souffle avant une nouvelle tentative si aucun objet n’est apparu dans la cavité buccale ou dans le linge filtrant. (à noter +++++ que le tissu perméable à l’air ne laissera pas passer l’objet asphyxiant extrait qui pourrait être inhalé à son tour par l’aspiration du sauveteur.
Après l’intervention urgente, toujours
demander un avis médical.
……………………………………………………………………………………………………………………..
Pour en savoir plus sur la vraie manœuvre de Heimlich
Comment réaliser la manœuvre de Heimlich
…………………………………………………………………………………Indications de la manœuvre de Heimlich
- Suffocation due à une obstruction sévère des voies respiratoires supérieures par un corps étranger (signalée par l’incapacité de parler, de tousser ou de respirer correctement)
La manœuvre de Heimlich et d’autres ne doit être utilisée que lorsque l’obstruction des voies aériennes est grave et que la vie est en danger. Si la personne qui s’étouffe peut parler, tousser avec force ou respirer correctement, aucune intervention n’est nécessaire.
Contre-indications de la manœuvre de Heimlich
Contre-indications absolues
- Un âge < 1 an est une contre-indication à la manœuvre de Heimlich (voir Comment traiter le nourrisson conscient qui s’étouffe).
Contre-indications relatives
- Les enfants de < 20 kg (typiquement < 5 ans) ne doivent recevoir que des compressions et des tapes dans le dos modérées.
- Les patients obèses et les femmes en fin de grossesse doivent recevoir des compressions thoraciques et non des compressions abdominales.
Complications de la manœuvre de Heimlich
- Lésion ou fracture de côte
- Blessure d’organe interne
Considérations supplémentaires concernant la manœuvre de Heimlich
- Ces procédures de premiers soins rapides sont effectuées immédiatement partout où la personne s’étouffe.
- L’utilisation d’une force importante et brutale est appropriée pour ces manœuvres. Cependant, une appréciation clinique est nécessaire pour éviter les forces excessives qui peuvent causer des blessures.
- La manœuvre de Heimlich est bien connue et largement utilisée. Cependant, les compressions thoraciques et les tapes sur le dos peuvent entraîner une augmentation des pressions dans les voies respiratoires. Plus d’une manœuvre peut être utilisée successivement si la manœuvre initiale ne parvient pas à déplacer l’objet qui fait obstacle.
Anatomie importante pour la manœuvre de Heimlich
- L’épiglotte protège habituellement les voies respiratoires de l’inhalation de corps étrangers (p. ex., de la nourriture).
- Les objets inhalés peuvent se trouver au-dessus ou au-dessous des cordes vocales.
Positionnement pour la manœuvre de Heimlich
- En général, le sauveteur se tient derrière la personne qui s’étouffe ou s’agenouille derrière un enfant.
Description étape par étape de la manœuvre de Heimlich
Déterminer s’il existe une obstruction grave des voies respiratoires
- Rechercher des signes tels qu’une incapacité à parler, à tousser ou à respirer correctement.
- Rechercher des mains qui enserrent la gorge, le signe de détresse universel d’obstruction grave des voies respiratoires.
- Poser la question: « Etouffez -vous? »
- Si le sujet peut parler et respirer, l’encourager à tousser, mais ne pas initier de manœuvres de dégagement des voies respiratoires; organiser plutôt une évaluation médicale.
- Si la personne qui s’étouffe hoche la tête oui ou ne peut pas parler, tousser ou respirer correctement, ce qui suggère une obstruction grave des voies respiratoires et la nécessité de manœuvres de dégagement des voies respiratoires.
Traiter l’adulte ou l’enfant conscient qui s’étouffe
- Se tenir directement derrière l’adulte qui s’étouffe ou s’agenouiller derrière un enfant.
- Commencer par des compressions abdominales chez les sujets qui ne sont pas enceintes ou obèses; faire des compressions thoraciques chez les patients obèses et les femmes en fin de grossesse.
- Alterner entre des séries de compressions abdominales (manœuvre de Heimlich), des compressions thoraciques et des tapes sur le dos selon les besoins pour soulager l’obstruction.
- Continuez jusqu’à ce que l’obstruction soit supprimée ou qu’une gestion avancée des voies respiratoires soit disponible.
Si le sujet perd conscience, commencer la réanimation cardio-respiratoire. Après chaque série de compressions thoraciques, regarder à l’intérieur de la bouche du patient avant de pratiquer une respiration de sauvetage et enlever toute obstruction visible qui peut être atteinte. Ne pas effectuer de balayage aveugle au doigt.
Compressions abdominales (manœuvre de Heimlich):
- Entourez la partie médiane du patient avec vos bras.
- Le poing est serré et placé à mi-chemin entre l’ombilic et la xiphoïde.
- Prendre le poing avec l’autre main (voir figure Compressions abdominales avec victime debout ou assise).
- Délivre une poussée ferme vers l’intérieur et vers le haut en tirant fortement avec les deux bras vers l’arrière et vers le haut.
- Répéter rapidement la compression 6 à 10 fois selon les besoins.
Compressions abdominales avec victime debout ou assise (consciente)
Compressions thoraciques:
- Entourez la partie médiane du patient avec vos bras.
- Serrez un poing et placez-le sur la moitié inférieure du sternum.
- Saisir le poing avec l’autre main.
- Délivre une compression ferme vers l’intérieur en tirant fortement les deux bras vers l’arrière.
- Répéter rapidement la compression 6 à 10 fois selon les besoins.
Coups sur le dos:
- Enrouler un bras autour de la taille pour soutenir le haut du corps du patient; les petits enfants peuvent être allongés en travers des jambes.
- Pencher la personne en avant au niveau de la taille, à environ 90 degrés si possible.
- En utilisant le talon de votre autre main, délivrer rapidement 5 coups fermes entre les omoplates de la personne.
Suivi après la manœuvre de Heimlich
- Les patients qui présentent des symptômes résiduels après l’ablation d’un corps étranger doivent subir un examen médical.
Avertissements et erreurs fréquentes lors de la manœuvre de Heimlich
- Ces manœuvres ne doivent pas être effectuées si la personne qui s’étouffe peut parler, tousser avec force ou respirer correctement.
Chez les patients obèses et les femmes en fin de grossesse, on utilise des compressions thoraciques au lieu des compressions abdominales
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Dans au moins 50% des « malades » vus par le médecin généraliste, le traitement est représenté par le médecin lui-même (merci Docteur, je me sens mieux maintenant que je vous ai vu) ou par des mises à plat des problématiques consommant de l’empathie et du ‘’chronos’’. C’est une spécificité que ne partagent pas même les psychiatres dévorés par des pathologies plus lourdes. Ceci échappe totalement aux ignorants adeptes des grilles informatiques à cocher, des inconditionnels écervelés des cabines médicales cooptées par de l’IA forcement improductive dans ces cas. Seule la bonne pâte humaine pourra, souvent avec moult persévérance, pétrir une autre pâte humaine qui souffre. Les merveilleuses techniques et imageries modernes ne peuvent rien. On laisse ça à nos confrères hautement spécialisés. Cette médecine simple mais pas simpliste est celle de tous les jours et de n’importe quel humain qui à mal.
La négliger c’est nous exposer tous à des bouffées de violence, des demandes inconsidérées, des dépenses médicales incontrôlables, des incompréhensions assassines, des dérives sectaires.
Arrêtons d’agir sur des principes fallacieux, des données absconses, uniquement pilotés par des considérations pécuniaires. Revenons à une médecine humaine sinon humaniste qui doit donc pouvoir vivre de son œuvre au bien être de chacun par une rémunération juste intégrant : les études longues, le temps, le stress, le risque médical, juridique et social, les connaissances et l’empathie. Stop aux facéties mal fondées et déshonorantes (ROSP, multiplications aléatoires en myriades de lettres clefs ingérables, verrouillage du médecin traitant sans raison, etc.).
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Mais que s’est-il passé dans la Médecine
au cours de cette génération Z.
Il y a 20 ans, l’Europe en construction cogitait et travaillait à intégrer divers Pays de l’est en son sein. La médecine de ces pays n’était pas du tout à la hauteur de la Médecine des Pays Occidentaux fondateurs. En moyenne cinq ans d’études en Roumanie, avec des moyens limités, contre huit en France par exemple.
Pour homogénéiser le système »comme il se devait » afin de construire Une Médecine Européenne, le choix ou même le ‘’non-choix’’ avait abouti à la pire des solutions : abaisser le niveau d’études à 5 ans pour tous.
Cela étant dicible par aucun des responsables politiques tous bords confondus, on avait laissé cette médecine occidentale se rabougrir et se saboter elle-même avec l’approbation tacite de ces derniers.
Le médecin (et les autres acteurs médicaux : infirmières, kinés…) pouvaient vivre à l’époque honnêtement avec un prix de consultation pas bien loin de ce qu’il est resté jusqu’à aujourd’hui. Mais la situation se dégrada vite. Voyant que cette évolution deviendrait vite insupportable, ces responsables s’évertuèrent à manigancer un stratagème diabolique et immoral sous la norme du p4p ou du rosp pas plus vertueux. Ces « primes » sorties d’un chapeau recouvrant des têtes irresponsables, avaient l’avantage de faire taire les médecins et de ne pas influencer l’indice des prix dans le mauvais sens. Cette fausse stagnation de ce dernier aboutit plus tard au mouvement des gilets jaunes en situation fragile et beaucoup plus catastrophique. Pendant ce temps, la population subissait cette sape systématique et cette dégradation calculée de la Médecine. L’arrivée en masse d’une informatique inaboutie, devenue obligatoire, allait devoir imposer ses règles rigides, impersonnelles, inhumaines mais volontairement juteuses. Le prix de la consultation restant désespérément stable, les médecins ont débuté le matraquage consultatif pour préserver leurs revenus. Cependant, ce temps consacré à l’autre, n’est pas extensible et donc, acculés, sans possibilité de progression et burn-outés, ils demandèrent, à celle qui n’est pas leur employeur mais un intermédiaire, de mettre le prix de leur travail à un juste niveau, de cesser l’utilisation du scélérat ROSP inventé comme jougs pour contenir les ardeurs de ceux qui les portent. Tous les verrous cadenassés, le médecin, non agressif par nature et par formation n’avait plus qu’à poursuivre frénétiquement, la tête dans le guidon, son travail harassant et dévalorisé. Le choix d’une séparation d’avec la Sécu, devenue son agresseur, à contre courant de son rôle normal de partenaire au service de la meilleure santé des français restait une échappatoire complexe.
Les jeunes médecins , pris à la gorge, ne pouvant pas s’installer sereinement de nos jours et les plus âgés déconsidérés ne pourront que quitter le navire de la sécu en flamme pour survivre.
Depuis la nuit des temps, l’humain a tenté de préserver sa santé d’abord et seulement, dans un second temps, de profiter des autres plaisirs de la vie. La volteface actuelle dessert notre destin. Mettons tout notre labeur à conserver cette bonne santé qui n’est pas une denrée innée distribuée à tout jamais à notre naissance.
Ce n’est qu’en parfaite forme qu’on apprécie un match de football à la Mbappe, une rivière de diamant du Bostwana, une poule au pot à la paloise.
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Ca y est, le covid est là
Le grand jour est arrivé
Deux ans et 4 mois d’attente
Forme grippale banale pour le moment
8h frais comme un gardon
14 h 38°C
19h 39°C avec picotement du palais osseux
20h la totale quoi !
Frissons, mal partout, chevilles comme sorties d’une friteuse, les os aussi souples que ceux de Toutankhamon, la tête d’un ornithorynque, le nez d’un reniflard mais c’est banal.
Voyons pour la suite…
Quelques conseils (vite fait):
EAU
Le corps est composé de 70 % d’eau, maintenu quasi constant par l’alimentation et SURTOUT LES BOISSONS lorsque la température est stable à 37° et ceci grâce à un système de régulation hyper efficace.
Beaucoup de raisons pour mettre en danger ce système :
Baisse des apports d’eau
Ou dépenses majorées…
Pour garder le corps en sécurité.
La FIEVRE est un facteur très important ++++
Se souvenir que chaque fois que la température monte de UN DEGRE, nous avons besoin de 400 ml d’eau supplémentaire par jour de 24h …. Et 400cc représente 20 verres de 20cc .
Déjà lorsque la fièvre atteint 39° IL FAUDRAIT théoriquement DONC BOIRE 40 VERRES D’EAU de plus que la ration habituelle par jour
En gros un verre toutes les demi heures
Ce n’est pas pour rien que je parle de verres : Pour ne pas déranger son absorption,
il vaut mieux boire peu mais très souvent.
NEZ
Si votre nez est pris et se met à couler, peu ou beaucoup, le surplus que vous ne mouchez pas, descend le long de la paroi postérieure du pharynx pour atteindre l’œsophage et ensuite traité par le contenu de l’estomac.
Il faut éviter, autant que faire se peut, que des bribes de cette sécrétion porteuse de virus et autre microbe ne passe au niveau de la trachée et n’aille infecter plus le poumon.
Peut-être, mais cela n’a pas été étudié précisément, éviter de dormir sur le dos pourrait éviter quelques erreurs de cheminement du virus.
Et au plus si le sommeil se fait couché sur un côté, on pourrait éviter l’atteinte des deux poumons en même temps .
A bientôt , après rétablissement
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Ukrainien

Привіт, мамо… ні, не повертайся, я тут. Я тебе добре знаю, ти мене ще не знаєш. Ти тримаєш мене, я притуляюся до тебе. Я квіткова брунька, яку ти вирощуєш день у день. Вісім місяців я чекав цього моменту, щоб поговорити з вами. Послухай мене, притули вухо до живота. Тут я відчуваю тремтіння. У мене є вуха, але я не чую. У мене є рот, але він залишається німим, у мене напівзакриті очі, які не бачать нічого, окрім як плачуть розчинені сльози, коли тобі сумно. Я сприймаю лише приглушені вібрації твого тихого голосу, тонкі хвилі твоїх пестощів увечері, але й незрозумілі гуркіт грому, а іноді й страшні ударні хвилі. Я уявляю, якою силою твоїх м’язових скорочень є біль, що нападає на нас. Хто може у вашому відкритому світі так жорстко напасти на вас. Я – сумний. Я обіцяю тобі, люба мамо, яку я вже безмежно люблю, що я захищатиму тебе всім своїм єством, коли настане день. Знаєш, я швидко росту. Ти напихаєш мене такою кількістю зміцнюючих соків. Чуєш серце моє швидке, там під твоїм доброзичливим вухом. Він твій і завжди буде пильнувати за тобою. Після важкої подорожі, яка мене чекає, ніхто більше не зможе зашкодити тобі. Я буду плакати нескінченно, якщо відчуваю твій смуток, я вкриюся жахливими прищиками, щоб захистити тебе, відволікаючи увагу, я зайду так далеко, щоб померти за тебе рідна мамо, я буду їсти знову тільки тоді, коли повернеться безтурботне кохання.
Коли ти будеш старa і втомленa, я буду носити тебе на руках. Я тобі скажу так: якщо твої вуха вже не чують, я розповім тобі про чарівні краєвиди, якщо твої очі більше не бачать, я поцілую твої зморшкуваті руки і твої порожні щоки, і ти згадаєш. тонкі хвилі минулих ласк.
…
Bonjour maman…non, ne te retourne pas, je suis là. Je te connais bien, tu ne me connais pas encore. Tu me contiens, je me blottis en toi. Je suis le bourgeon de fleur que tu cultives jour après jour. Huit mois que j’attends cet instant pour te parler. Écoute-moi, mets ton oreille sur ton ventre. Voilà, je sens un frémissement. J’ai des oreilles, mais je ne peux entendre. J’ai une bouche mais elle reste muette, j’ai des yeux mi-clos qui ne voient rien mais qui pleurent des larmes dissoutes quand tu es triste. Je perçois seulement les vibrations étouffées de ta voix douce, les ondes subtiles de tes caresses le soir, mais aussi les coups de tonnerre inexpliqués et parfois des ondes de choc épouvantables. J’imagine à l’ampleur de tes contractions musculaires la douleur qui nous attaque. Qui peut de la sorte dans ton monde ouvert, t’agresser si durement. Je suis triste. Je te promets maman chérie que j’aime déjà sans limite, que je te défendrai de tout mon être le jour venu. Je grandis vite tu sais. Tu me gaves tellement de sucs fortifiants. Entends-tu mon cœur rapide, là sous ton oreille bienveillante. Il est à toi et il veillera toujours sur toi. Après le dur voyage qui m’attends, personne plus ne pourra te blesser. Je pleurerai sans cesse si je ressens ta tristesse, je me couvrirai de boutons horribles pour te protéger en détournant l’attention, j’irai jusqu’à mourir pour toi maman chérie, je ne remangerai qu’au retour d’un amour serein.
Quand tu seras vieille et usée, je te porterai dans mes bras. Je te raconterai ça : si tes oreilles n’entendent plus, je te conterai des paysages féeriques, si tes yeux ne voient plus, je baiserai tes mains ridées et tes joues vides et tu te remémoreras les ondes subtiles des caresses du passé
Traduction Google . Avec l’aimable correction de Yrina Champié
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25/09/2022 : Les puits
Venise est construite dans une lagune d’eau salée.
La vie est impossible sans eau potable.
L’ingénieux Vénitien a mis au point dès l’origine de la Serenissime une astuce pour fournir de l’eau pure à ses concitoyens.
Un puits étanche à l’eau salée de la lagune récolte l’eau de pluie avoisinante au centre d’une placette nommée campo ou campiello, dallée.
Ne pas oublier qu’à Venise il n’y a qu’une seule PLACE qui porte ce nom (La Piazza San Marco).
L’eau qui est récoltée aux quatre coins du campo dans une citerne est filtrée en traversant une grosse masse de sable. Elle aboutit et s’accumule au centre du campiello ou un puits (pozzo) souvent élégamment construit permet d’y accéder.
A l’origine on pouvait en compter plus de 7000.
De nos jours, ils sont 700, inusités mais visibles, les autres sont recouverts.
L’eau courante à Venise aujourd’hui est livrée par un aqueduc qui vient des montagnes voisines.
Pourquoi ne pas choisir de sillonner la lagune à la recherche des temps perdus en déambulant de puits en puits, de pozzi en pozzi sans itinéraire balisé.
Vous pouvez après avoir visité, comme tout bon touriste la plus célèbre Piazza du Monde et aller vous perdre au gré des sons de cloches, dans les petites ‘’calle’’ ou ‘’venelli’’ alentours. Prenez la direction de Fondamente nuove par exemple qui se trouve à cheval entre le sestiere de Cannaregio et celui de Castello vers le nord.
Passer sous le premier porche venu, attention baissez la tête, traversez son ombre fraiche, gare aux chats qui doivent encore encombrer les vieilles pierres, vérifiez que vous ne vous dirigez pas directement, dès la première marche passée, dans l’eau d’un canal verdâtre, débouchez à coup sûr sur une minuscule place dallée, remontez lentement le regard le long des murs humides pour capter une icône poussiéreuse ou une vierge défraichie, peut être un simple bout de ferraille témoin d’une porte antique.
S’il n’y a plus de traces de puits en son milieu passer votre chemin, peut être enjamberez vous un pont vieillot sous lequel coule une barque ou exceptionnellement une gondole volontairement perdue, mais immanquablement un campiello surgira sur votre trajet.
Venise régénère son authenticité la nuit.
Il faut donc consommer quelques jours et surtout quelques nuits en dehors des luxueux hôtels stéréotypés retrouvés à l’identique dans le monde entiers.
C’est dans les ruelles sombres et les campi vides qu’on ressentira l’âme de la ville.
Je vais vous conter pour illustrer ça l’histoire de:
la DAME VÊTUE DE BLANC
(la dama vestita di bianco)
Une chronique ancienne raconte que le puits de corte Lucatello commençait à s’assécher dangereusement en cette année de profonde sècheresse et mettait en danger la population locale. On voyait monter petit à petit le nombre de larcins. Le niveau de l’eau baissait chaque nuit davantage. Un soir de nuit noire, un batelier fut surpris près du puits, le seau à la main par la présence d’une dame de blanc vêtue. On racontait partout que dans la nuit noire et à certaines heures les ruelles de Venise étaient peuplées de sorcières malveillantes. Il fut pris d’une peur panique. La dame blanche le compris et lui dit « Ce n’est pas de moi que tu dois avoir peur mais des tâches de sang de ton corps qui vont souiller la terre si tu ne reviens pas à la maison avant l’aube. Épouvanté, Il lui cria de déguerpir alors qu’elle insistait pour qu’il priât. Il s’approcha du puits quand un homme surgissant du noir lui assena un coup de couteau qui le mit à terre, gravement atteint. Il s’échappa en maugréant sans comprendre ce qui lui arrivait. La Dame Blanche se saisit du couteau sanguinolent et fit tomber trois gouttes de sang dans le puits qui se remplit instantanément d’une inépuisable quantité d’eau limpide. Elle imbiba son mouchoir de cette eau et nettoya la plaie du batelier qui guérit immédiatement. Elle ordonna aux deux hommes de rentrer chez eux avant l’aube en certifiant qu’il ne manquera plus jamais d’eau dans ce puits. Lorsqu’ils se retournèrent pour remercier la Dame, elle s’était déjà dissolue dans le néant.
Aujourd’hui encore dans les noires nuits de nouvelle lune, elle fait des apparitions furtives dans la cour. On dit que son corps est emmuré là au milieu des pierres du puits, là où son noble amant a pu occulter son homicide perpétré à l’époque de la construction du puits.
Je suis sûr que si vous vous promenez un soir noir dans ces ruelles étroites vous entendrez, très étouffées, des lointaines lamentations qui sourdent de ces puits nombreux, sources de multiples histoires aussi effrayantes qui ont façonné le caractère fort et religieux des vénitiens.




Quelques photos personnelles.
Rf: histoire tirée du livre: leggende veneziane e storie di fantasmi p130
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Août 2022 /PONTS
Des ponts ? C’est pléthore.
Chacun connait le Rialto, Le Pont de Soupirs ….
Des touristes ? C’est une agglutination ‘’foulistique’’.
Du DORSODURO à CANNAREGIO, de CASTELLO à la GIUDECCA, c’est du « gym cana pédestre ».
Et pourtant je vais vous proposer des lieux très typiques, pleins d’histoires anciennes, pittoresques ou morbides, que vous pourrez retrouver à chaque coin de rue. Mais il faudra chercher car les numérotations des maisons semblent aléatoires à notre cartésianisme intransigeant.
Aujourd’hui, je vous convie à poser vos pas sur le « PONTE DEI PUGNI » (Le pont des coups de poings) dans le DORSODURO.
Vous pouvez même poser vos pieds sur les empreintes gravées là, sur le sol, depuis des siècles. Vous pouvez aussi, si vous voyagez avec votre pire ennemi, lui proposer de poser ses pieds sur les marques en vis-à-vis et débuter, sans attendre les invectives, la bagarre. Des pugilats célèbres au 17eme siècle éclataient entre les divers clans vénitiens nombreux en ce temps-là. Les batailles féroces entre les Nicolotti (écharpes et bérets rouges) contre les Castellini (écharpes et bérets noirs) sont restées ainsi gravées à jamais.
Ces batailles ne se terminaient que par la perte d’un belligérant (bataille souvent à mort) avec de ce fait transfert de ses biens et de ses propriétés jusqu’au prochain combat. Le gouvernement vénitien laissait faire et même mettait de l’huile sur le feu pour en tirer profit.
Cette guerre prit fin en septembre 1705 après un âpre combat aux couteaux et jets de pierres alors que le Monastère voisin de Saint Barnaba brulait petit à petit.
Depuis lors, les bagarres sanglantes sont déplacées en combats lagunaires non moins toniques et vigoureux.
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Ref : Le superbe guide de ALBERTO TOSO FEI
(En ITALIEN)
Edition ELZEVIRO
Leggende veneziane e storie di fantasmi
Après votre bagarre fictive, allez donc faire un tour au restaurant de poisson ‘’DO FARAI’’ qui se trouve à quelques encablures de là.
(Sans publicité/avis personnel qui date un peu).
Bon appétit et à bientôt pour reparler de la ‘’SERENISSIME’’
Laissez un message si vous désirez que je donne d’autres tuyaux sur Venise / Abonnez vous sans aucune contrainte
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Elle n’avait pas vingt ans, dans les quarante peut-être, mais plus près de la cinquantaine sûrement. Il faut être évasif sur l’âge des femmes ! Elle était ronde oui, mais appétissante comme une belle pèche rose et rouge à la peau veloutée et soyeuse, pas une patate comme disent les enfants sans malignité, qui eut pu être proportionnée. Elle avait subitement pris la décision qu’elle ruminait depuis une vingtaine d’années et même l’étroitesse de son compte en banque ne la ferait renoncer. Elle venait de s’offrir un billet de train pour une virée utile dans la Capitale. Un billet de train car à cette époque honnête, le transport en avion était tout naturellement d’un prix bien plus élevé, contrairement à celui faussement décapité des transports modernes. Paris semblait être un but en soi. Etait-elle en manque ? Les bains de foule si rares dans le Tarn et Garonne ? La promiscuité puante de sueurs mélangées des métros, pourtant utiles ? La hauteur infernale des tours qui vous insinuent des cervicalgies tenaces ? Les brochettes de vitrines alléchantes des grandes avenues centrales ? Les si rares musées de chez nous ou bien les riches expositions permanentes qui vous enivrent et vous font tourner la tête ? Une autre raison se cachait elle ailleurs?
Elle avait aussi téléphoné pour retenir une chambre pour elle toute seule, pas dans un palace c’est sûr, mais pas non plus dans ces hôtels bon marchés ou on y ‘’passe’’ plus que l’on y dort. Les repas ? On verra sur place avait-elle comploté avec elle-même.
Le clou du futur spectacle parisien consistait en un rendez-vous, plutôt une consultation en un lieu pour elle insolite et comportant une myriade d’inconnues.
Cette consultation a eu lieu le lendemain dans un riche bâtiment Haussmannien du centre parisien qui par un hasard heureux se trouvait à quelques encablures de son hôtel résidence du moment. A l’appel de son nom, elle fut quasiment conduite devant un homme plutôt froid, mais non désagréable, qui pour tout examen médical que son statut lui imposait, se contenta de la dévisager tout en enveloppant son embonpoint d’un mouvement circulaire de la tête et d’authentifier son nom et son prénom. Il la conduisit ensuite dans un boudoir attenant et pratiqua sur elle le traitement pour lequel elle s’était déplacée de la province. Après une vingtaine de minutes, on la vit sortir du boudoir accompagnée d’une assistante et regagner le bureau du grandissime professeur qui lui fit payer 1000 f comptant, comme il avait été convenu.
Elle me rapporta cette histoire quelques mois après son retour, alors que l’effet du traitement commençait à porter ses premiers fruits. Nous n’avions pas bavardé bien longtemps que je ressentis un mauvais ressenti (la répétition est voulue). Son discours laissait transparaitre de « l’aigris ».
Vous comprenez Docteur que j’ai placé là toute ’mon âme’’. J’ai dépensé beaucoup d’argent pour me rendre auprès de ce grand acupuncteur qui fait maigrir, à tout coup, toutes les femmes avec une méthode « exceptionnelle ». J’ai essayé toute ma vie durant les mirifiques méthodes manigancées par des journaux avides qui présentent honteusement des jeunes mannequins maladives et décharnées. Nous seules, les hommes même n’en demande pas autant, badons devant ces images extrêmes, conscientes de l’extrémisme, mais tellement assoiffées d’une infime part d’un succès que nous méritons je vous assure.
J’ai compris après la séance qu’elle consistait à mettre une SEULE aiguille d’acupuncture sur le sommet du crâne et de vous délester de l’imposante somme demandée. A ce prix, sans compter les à-côtés, je vous certifie que je suis assidûment maintenant le régime que j’ai de multiples fois essayé dans le passé, sans succès.